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Culture / Litterature

Trévizac de Xavier-Marie Garcette : récit de vie dans le Limousin

Un coup de cœur pour « Trévizac » de Xavier-Marie Garcette. L’auteur, à qui l’on doit le roman historique « Le marquis de Saint-Sozy, un aristocrate quercinois au Siècle des lumières », revient avec une fiction qui se déroule dans une ville fictive, celle de Trévizac, et qui raconte l’histoire de Jean, élevé par sa grand-mère, et qui lui rend un hommage extrêmement touchant.

Se souvenir à tout jamais

Jean a eu une vie bien remplie. Il est désormais marié, a des enfants et une bonne situation professionnelle. Et ce qu’il a, il le doit à la femme qui l’a élevé, sa grand-mère Madeleine. Suite à la mort de ses parents dans un accident de voiture, il est élevé par la personne qui lui est vraiment proche. Il y a bien des oncles, mais d’un commun accord, il est décidé que ce sera elle qui s’occupera du garçon. Celle qu’il qualifiera plus tard de « fée » sera la seule véritable famille qu’il aura pendant de nombreuses années. Ce roman est écrit en son hommage.

Une femme pas comme les autres

« Grand-Mère », comme Jean la nomme dans le roman, a eu une vie difficile. Elle a traversé de nombreuses épreuves, certaines sans le soutien de sa propre famille. Et pourtant, Madeleine a toujours gardé le sourire. Toujours joyeuse, et bourrée d’humour, elle a le chic pour remonter le moral de chacun. Toujours à l’écoute, elle est aimée de tous. Elle est également une conteuse hors pair. L’enfance de Jean est bercée par les habitudes de cette vieille femme qui aime danser et jouer au bridge avec ses amies. Et bien que Jean ait bien des difficultés à s’intégrer à l’école, sa vie au château de Trévizac lui fait oublier tous ses soucis extérieurs.

Trévizac, un château en ruine

Le décor d’une grande partie du récit est vite planté : un château de quarante-trois pièces complètement délabré dont le toit laisse passer des fuites d’eau en cas d’orage. Car Madeleine, la dernière héritière des lieux, est une femme ruinée à la suite d’un mauvais mariage. Mais qu’à cela ne tienne, elle apprécie ce qu’elle a et la vie qu’elle mène. Les détails donnés lors du récit nous permettent d’imaginer sans peine cette magnifique demeure qui ne demande qu’à être restaurée. Je suis tombée amoureuse des lieux.

Des rires, des joies… mais aussi des peines et de la souffrance

La mort de ses parents, des années difficiles à l’école où l’un de ses professeurs l’a pris en grippe par jalousie et l’a surnommé « le châtelain »… Jean a vécu des périodes difficiles dans sa vie. Mais les fous rires avec sa grand-mère, les soirées passées à lire des pièces de théâtre, et tous les autres bons moments passés avec sa grand-mère prennent le dessus sur les mauvais souvenirs.

Un récit de vie aussi vrai que nature

Difficile de croire qu’il s’agit d’une fiction en lisant ce roman. Le lien affectif qui unit Jean à Madeleine semble vrai. Les anecdotes qu’elle raconte sur sa famille paraissent authentiques. C’est bluffant de vérité ! C’est joliment écrit qui plus est. On se laisse emporter dans les terres du Limousin avec beaucoup de plaisir, mais aussi dans le temps avec l’histoire des aïeuls de Jean, ceux qui ont vécu au château.

Un coup de cœur inattendu pour cette fiction qui nous fait vivre beaucoup d’émotions et qui possède une fin merveilleuse ! Un roman à conseiller aux amateurs de récits de vie… fictifs !

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