Et si le vrai luxe d’aujourd’hui consistait à poser ses valises dans un pays d’Asie où votre argent vaut le double, où les voisins vous accueillent avec une chaleur sincère, et où une villa avec piscine se loue pour moins cher qu’un studio parisien ? C’est précisément ce que révèle l’enquête Expat Insider 2026 du réseau InterNations, réalisée entre le 1er février et le 31 mars 2026 auprès de 7 786 expatriés de 162 nationalités.
Quand 42 % des expatriés décident de ne plus repartir
Ce chiffre dit tout : 42 % des étrangers installés en Thaïlande affirment vouloir y rester pour toujours. À l’échelle mondiale, ce taux tombe à 27 %. Ce n’est donc pas une lune de miel prolongée – c’est une décision de vie. Ce pays d’Asie du Sud-Est exerce une attraction durable, bien au-delà du dépaysement des premières semaines.
La proportion de retraités parmi les répondants confirme cette tendance de fond. Dans ce pays d’Asie, 40 % des expatriés interrogés sont à la retraite, contre 14 % dans l’ensemble de l’étude. Et 22 % déclarent s’être installés spécifiquement pour y vivre leur retraite, alors que cette motivation ne concerne que 4 % des expatriés au niveau mondial. Parmi eux, certains n’attendent même pas l’âge légal : un couple de trentenaires vit dans ce pays d’Asie avec environ 70 euros par jour, ce que peu de destinations au monde permettent.
Ce même pays d’Asie se hisse à la première place du volet bonheur de l’enquête 2026, avec un score de 85,5 sur 31 pays étudiés. Au classement général, qui intègre le marché du travail, l’intégration et les démarches administratives, la Thaïlande s’installe en troisième position, derrière le Panama et le Mexique.
Le coût de la vie : l’avantage qui change vraiment le quotidien
85 % des expatriés jugent le coût de la vie favorable dans ce pays d’Asie, contre une moyenne mondiale de 39 %. L’écart est saisissant. InterNations résume la situation en une formule directe : leur argent va loin. En pratique, cela signifie des choix de vie radicalement différents : des familles britanniques louent une villa avec piscine pour environ 815 euros par mois, un montant qui couvrirait à peine le loyer d’un deux-pièces dans beaucoup de capitales européennes.
Le logement est le poste budgétaire le plus éloquent. Ce pays d’Asie obtient la meilleure note mondiale pour l’accessibilité du logement et arrive deuxième pour la facilité à en trouver. Sur le plan des finances personnelles globales, il se classe deuxième de l’enquête, juste derrière le Panama – où, il est vrai, 90 % des expatriés estiment que leurs revenus suffisent à vivre confortablement.
Accueil, santé, sécurité : le triptyque qui rassure dans ce pays d’Asie
Vivre dans un pays étranger demande plus que des comptes bien tenus. Ce pays d’Asie convainc aussi sur l’humain. Les habitants y sont jugés plus aimables que dans l’ensemble des 31 pays étudiés, devant le Panama. Ce classement ne mesure pas un cliché touristique – il reflète le ressenti de personnes qui vivent sur place, font leurs courses, consultent un médecin, gèrent leurs imprévus.
Sur la santé justement, la Thaïlande se distingue. Le système de soins arrive 7e au classement général, et la qualité des soins médicaux atteint la 4e place mondiale. Pour un retraité ou une famille expatriée, ce critère pèse autant que le loyer.
La sécurité personnelle suit la même logique positive : les expatriés se sentent très en sécurité sur place, ce pays d’Asie se classant 6e sur ce critère précis. Nuance importante, cependant : la stabilité politique chute à la 29e place, et la liberté d’exprimer ses opinions n’arrive qu’à la 30e. Ce décalage entre confort personnel et contexte politique mérite d’être pris en compte avant tout projet d’installation.
Les points noirs que l’enquête ne cache pas
Aucune destination ne performe sur tous les tableaux. Ce pays d’Asie termine dernier des 31 pays pour l’environnement. La qualité de l’air est le principal facteur : seul un tiers des expatriés la jugent satisfaisante, contre 65 % en moyenne dans l’étude. Le soutien gouvernemental aux politiques environnementales se classe 30e. Paradoxalement, le climat lui-même est apprécié – il arrive en 5e position – ce qui souligne que le problème tient à la pollution, pas à la météo.
Les démarches du quotidien ajoutent une couche de friction réelle. Ouvrir un compte bancaire local est jugé plus compliqué que dans n’importe quel autre pays de l’étude. Les services administratifs en ligne se placent à la 30e place. Et la barrière de la langue reste un obstacle concret : 80 % des répondants trouvent le thaï difficile à apprendre, soit le double de la moyenne mondiale fixée à 40 %.
- Logement : meilleure note mondiale pour l’accessibilité financière
- Bonheur : 86 % d’expatriés heureux, score de 85,5 sur 31 pays
- Qualité des soins médicaux : 4e position mondiale
- Qualité de l’air : dernière place pour l’environnement
- Langue : le thaï jugé difficile par 80 % des répondants
- Démarches bancaires : les plus complexes des 31 pays étudiés
Un baromètre à lire avec lucidité pour ce pays d’Asie
L’enquête InterNations repose sur les réponses de membres d’un réseau d’expatriés volontaires. Ce n’est donc pas un échantillon statistiquement représentatif de tous les étrangers installés dans chaque pays. Certaines destinations très prisées, comme le Vietnam ou l’Indonésie, sont absentes de cette édition 2026, faute d’un nombre suffisant de participants. La France, de son côté, se place au 14e rang du classement général.
À l’autre extrémité du palmarès, l’Europe du Nord occupe les dernières places. La Norvège ferme la marche du classement général et abrite les expatriés les moins heureux de l’étude. Les répondants pointent un coût de la vie élevé et une réelle difficulté à se faire des amis. L’Allemagne, la Turquie, le Royaume-Uni et le Canada complètent ce bas du tableau – une carte des frustrations expatriées que ce pays d’Asie ensoleillé, avec ses villas abordables et ses habitants accueillants, continue chaque année d’éloigner un peu plus.




