Imaginez une ville nichée au cœur des Rocheuses canadiennes qui surpasse Paris, Rome et Sydney dans un classement mondial d’attractivité estivale. C’est pourtant ce que révèle une étude récente menée par la chaîne hôtelière Premier Inn, qui a mesuré scientifiquement l’attrait visuel de 63 grandes destinations à travers le monde. Une ville canadienne s’impose en tête, bousculant les certitudes sur les capitales les plus séduisantes de la planète.
Banff, la ville canadienne qui capte tous les regards
Avec un score de 96 sur 100, Banff, en Alberta, domine ce classement de façon écrasante. Les participants ont fixé l’image de cette destination pendant 3,2 secondes en moyenne, soit le temps de contemplation le plus long enregistré dans toute l’étude. Ce chiffre traduit concrètement ce que les amateurs de voyages ressentent face aux paysages de cette cité entourée par les montagnes Rocheuses, ses forêts vallonnées et ses maisons en bois caractéristiques.
Ce résultat place cette ville canadienne loin devant ses poursuivantes directes. Mykonos, en Grèce, décroche la deuxième place avec 87,3 sur 100. La cité grecque aux murs blancs et aux eaux bleues détient en revanche un autre record : elle a capté l’attention des observateurs en seulement 1,5 seconde, le temps d’attraction le plus rapide de toute l’étude. Sydney, en Australie, complète le podium avec 85,6 sur 100, portée par l’image de son opéra, de ses plages urbaines et de son ensoleillement.
Comment la technologie a mesuré l’attrait de chaque destination
Pour établir ce classement, Premier Inn a eu recours à l’oculométrie, aussi appelée eye tracking. Cette technologie repose sur l’émission d’un faisceau infrarouge invisible dirigé vers l’œil, qui génère un reflet sur la cornée et la pupille. Des caméras enregistrent ces reflets en continu, et un logiciel analyse les variations géométriques pour identifier précisément les points de fixation du regard.
Un panel de 200 participants a observé des séries de photographies représentant les 63 villes sélectionnées. Le logiciel a capturé trois indicateurs clés pour chaque image : le temps moyen de fixation, la rapidité de la première fixation et le parcours oculaire. Ces données ont ensuite été intégrées dans un système de pondération pour produire un score sur 100. Le principe fondateur de cette méthode est simple : plus le regard s’attarde sur une image, plus l’attrait visuel de la destination est élevé.
Paris devancée, Rome dans les derniers rangs
Les résultats réservent plusieurs surprises pour les grandes capitales européennes. Paris, souvent perçue comme la ville la plus romantique et la plus visitée du monde, n’obtient que 72,8 sur 100 et se retrouve à la 12e place mondiale. La capitale française occupe seulement la 6e position parmi les villes européennes du classement. De plus, Los Angeles la devance avec 73,6 sur 100 à la 10e place.
Rome, de son côté, se retrouve dans une situation encore plus inattendue. La capitale italienne pointe à la 60e position sur 63, dans les derniers rangs du classement. New York n’échappe pas non plus à ce déclassement, avec une 55e place et un score de 50,7 sur 100. Montréal, autre ville canadienne de l’étude, ferme quant à elle la liste à la 63e et dernière place.
- Banff (Canada) : 96/100, temps de fixation moyen de 3,2 secondes
- Mykonos (Grèce) : 87,3/100, première fixation en 1,5 seconde
- Sydney (Australie) : 85,6/100, portée par son opéra et ses plages
- Bruges (Belgique) : 84,1/100, 4e place mondiale
- Bristol (Royaume-Uni) : 83,7/100, 5e place mondiale
- Rome (Italie) : classée 60e, dans les derniers rangs
L’Europe domine le top 30, mais pas le sommet
Malgré la domination d’une ville canadienne au sommet, les destinations européennes restent très présentes dans le haut du tableau. Sur les 30 premières places, 19 appartiennent à des villes européennes. Le Royaume-Uni y place cinq villes, dont Bristol en 5e position, Bath en 25e, Glasgow en 27e et Brighton en 29e. L’Allemagne totalise quatre représentantes dans ce top 30, avec Hambourg à la 22e place et Dresde à la 23e.
D’autres destinations européennes méritent d’être signalées. Bruges occupe la 4e place avec 84,1 sur 100, Palma de Majorque atteint la 6e avec 79,7 sur 100, et Kotor, au Monténégro, se glisse en 8e position avec 77,9 sur 100. Grenade, en Espagne, figure à la 18e place avec 69,5 sur 100, tandis que Copenhague atteint la 19e avec 67,4 sur 100.
En revanche, l’Italie brille par son absence dans les premières positions, Rome étant la seule ville italienne citée dans la source et elle se retrouve avant-dernière. Par ailleurs, le Canada place une deuxième ville canadienne dans le classement : Québec se hisse à la 17e position avec 70,4 sur 100, confirmant l’attrait visuel des paysages nord-américains au-delà du seul cas de Banff.
L’Asie et l’Océanie s’invitent dans le top 10
Au-delà des destinations occidentales, ce classement met en lumière la force d’attraction de certaines villes asiatiques et océaniennes. Kyoto, au Japon, se classe 7e avec 78 sur 100 et représente la seule destination asiatique dans le top 10. Son score témoigne d’un attrait visuel fort, comparable à celui de Palma de Majorque ou de Kotor.
L’Océanie confirme sa présence dans le haut du tableau grâce à deux pays. Sydney porte l’Australie sur le podium, tandis que la Nouvelle-Zélande place trois villes dans les 13 premières positions : Auckland en 9e place avec 77,6 sur 100, Queenstown en 11e avec 73,1 sur 100 et Wellington en 13e avec 72,2 sur 100. Ces résultats montrent que l’attractivité visuelle estivale dépasse largement les frontières des destinations traditionnellement plébiscitées par les voyageurs européens.




