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Bertrand Noeureuil prend les commandes de L’Orangerie au George V à Paris

Bertrand Noeureuil prend les commandes de L'Orangerie au George V à Paris

Imaginez une table dressée sous une verrière de verre et de lumière, au coeur de l’un des palaces les plus courus de Paris : c’est là que Bertrand Noeureuil s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa carrière. Dès 2026, le chef prend les rênes de L’Orangerie au George V, le restaurant du Four Seasons Hotel George V situé sur les Champs-Élysées, avec en prime la supervision de La Galerie, du Bar et du room service.

Un chef récompensé qui rejoint une brigade d’exception

Bertrand Noeureuil n’arrive pas les mains vides. La Liste vient de le sacrer Talent de l’Année 2026, une distinction qui couronne une ascension remarquable : deux étoiles obtenues en seulement dix-huit mois à L’Observatoire du Gabriel, à Bordeaux. Ce palmarès témoigne d’une capacité rare à s’imposer vite, sans sacrifier la précision ni la cohérence d’une cuisine.

Au sein du Four Seasons Hotel George V, il rejoint une équipe de très haut niveau. Christian Le Squer, Simone Zanoni et le chef pâtissier Michaël Bartocetti font partie de cette brigade. Pour le restaurant de l’hôtel, cette arrivée représente donc un renforcement supplémentaire d’une maison déjà reconnue dans l’hôtellerie de luxe parisienne.

Avant Bordeaux, le parcours de Noeureuil s’est construit auprès de deux grandes figures de la gastronomie française. Il a travaillé avec Yannick Alléno, puis avec Arnaud Donckele, notamment à La Vague d’Or à Saint-Tropez. Il a aussi participé à l’ouverture de Plénitude au Cheval Blanc Paris. Ces expériences ont forgé une technique solide, que le chef a ensuite mise au service d’une écriture plus personnelle à Bordeaux, marquée par l’acidité, la concentration des saveurs et des liens étroits avec les producteurs locaux.

Ce que le lecteur trouvera dans l’assiette à L’Orangerie au George V

La philosophie culinaire que Bertrand Noeureuil entend déployer dans ce restaurant parisien repose sur un principe central : les saisons dictent tout. Quatre cartes distinctes se succéderont au fil de l’année, chacune faisant évoluer les techniques, les textures et les modes de cuisson selon le moment.

  • En hiver, place aux cuissons lentes et aux sauces enveloppantes.
  • Au printemps, le végétal prend le dessus dans les assiettes.
  • En été, le cru et le feu de bois structurent les préparations.
  • À l’automne, jus et bouillons profonds donnent le ton.

Chaque jour, les arrivages seront inscrits à la main en tête de menu. Ce geste simple traduit une volonté de transparence et de fraîcheur. Le convive sait ainsi ce qu’il mange, d’où cela vient, et pourquoi c’est là ce soir-là.

Deux parcours de dégustation structurent l’offre : l’un en six services, l’autre en neuf services. Le premier se concentre sur les produits de la mer et le végétal. Le second fait aussi une place à une viande de saison. Ce choix laisse au client la liberté de calibrer son expérience selon ses envies et son appétit.

Une expérience pensée de bout en bout, de la cuisine à la cave

L’Orangerie au George V ne se limite pas à ce qui se passe dans l’assiette. L’expérience se prolonge avec les créations sucrées de Michaël Bartocetti, chef pâtissier de la maison. Les accords mets-vins sont imaginés par David Piquet, tandis que Thibault Méquignon propose des accords mets-cocktails. Chaque dimension du repas fait donc l’objet d’une attention particulière.

Le cadre lui-même participe à cette cohérence. La verrière de L’Orangerie au George V a été conçue par Pierre-Yves Rochon, dont la signature architecturale accompagne l’ambiance lumineuse et végétale du lieu. Cette scénographie renforce le lien que Noeureuil entend tisser entre la nature, les saisons et la cuisine.

Un style affirmé, hérité d’un parcours exigeant

Ce qui distingue Bertrand Noeureuil, c’est la clarté de son écriture culinaire. À Bordeaux, il avait déjà affirmé une identité propre, loin des influences directes de ses mentors. L’acidité, la concentration des saveurs et la proximité avec les producteurs formaient le coeur de sa démarche. Ces marqueurs devraient se retrouver dans les assiettes de L’Orangerie au George V, adaptés à un contexte de palace et à une clientèle internationale.

La transition entre un restaurant bordelais de deux étoiles et l’un des hôtels les plus prestigieux de Paris représente un saut d’échelle considérable. Car superviser aussi La Galerie, Le Bar et le room service du Four Seasons Hotel George V implique une organisation et une vision bien au-delà de la seule table gastronomique. Noeureuil aborde cette étape avec un bagage technique et une reconnaissance critique qui en font l’un des chefs les plus attendus de la scène parisienne en 2026.