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Cartier ressuscite sa Roadster après 14 ans d’absence, la surprise de 2026

Cartier ressuscite sa Roadster après 14 ans d'absence, la surprise de 2026

Quatorze ans d’absence, et soudain, tout le monde en parle. La Roadster de Cartier est de retour en 2026, et son retour est sans doute la nouvelle la plus attendue du salon Watches & Wonders de Genève, où 65 maisons horlogères ont présenté leurs créations devant collectionneurs et passionnés du monde entier.

Quand les grandes maisons misent sur leurs icônes plutôt que sur la rupture

Cette édition 2026 du salon genevois a révélé une tendance claire : plutôt que de tout réinventer, plusieurs manufactures ont choisi de reprendre leurs silhouettes les plus emblématiques pour les affiner et les adapter à de nouveaux poignets. C’est un choix éditorial fort, qui dit beaucoup sur l’état du marché et sur les attentes des amateurs.

Cinq montres illustrent parfaitement cette logique. Elles viennent de maisons différentes, mais partagent la même conviction : une icône bien construite n’a pas besoin d’être remplacée, elle a besoin d’être repensée.

La Roadster Cartier, le grand retour de la saison

Retirée des catalogues en 2012, la Roadster avait continué à vivre sur le marché de l’occasion, où sa cote n’avait cessé de grimper. Ce regain de désirabilité a visiblement convaincu la maison de la ressusciter. La version 2026 conserve ce qui rendait la montre unique : son boîtier tonneau aux inspirations automobiles, son cadran strié qui évoque un compteur de vitesse, et des lignes qui ne ressemblent à aucune autre pièce de la manufacture.

La nouvelle Roadster se présente dans une version plus affinée et plus contemporaine, sans trahir l’esprit originel. C’est un exercice d’équilibre délicat, et Cartier semble l’avoir réussi. Pour les collectionneurs qui attendaient ce retour depuis des années, c’est une satisfaction concrète.

Bvlgari, Hermès, Chanel, Vacheron Constantin : quatre autres montres à retenir

L’Octo Finissimo de Bvlgari franchit en 2026 un cap important avec une version de 37mm. Plus compacte que les formats habituels de la collection, elle embarque un tout nouveau calibre à micro-rotor offrant 72 heures de réserve de marche. Déclinée en titane sablé, titane poli ou or jaune, elle rend l’ultra-plat accessible à un plus grand nombre de poignets.

Du côté d’Hermès, l’Arceau atteint peut-être son sommet en 2026. Née en 1978 sous le crayon d’Henri d’Origny, cette montre au boîtier rond et aux attaches asymétriques inspirées des étriers équestres reçoit un cadran en cristal Saint-Louis ajouré d’une tête de cheval. Derrière ce cadran sculpté, un nouveau mouvement squeletté à répétition minutes, fabriqué exclusivement pour Hermès, fait résonner ses carillons. Disponible en or gris ou or rose, c’est une pièce de haute horlogerie à part entière.

  • Cartier Roadster : retour après 14 ans d’absence, boîtier tonneau aux inspirations automobiles
  • Bvlgari Octo Finissimo 37mm : nouveau calibre à micro-rotor, 72 heures de réserve de marche
  • Hermès Arceau Samarcande : cadran en cristal Saint-Louis, mouvement squeletté à répétition minutes
  • Chanel J12 : déclinée du 28mm au 42mm, version 28mm particulièrement graphique
  • Vacheron Constantin Overseas Dual Time : titane 41mm, double fuseau, 150 mètres d’étanchéité

Chanel, de son côté, explore les extrêmes de sa J12 en céramique, lancée en 2000. La maison propose en 2026 une gamme allant du 42mm au 28mm. La version 28mm se distingue par sa précision graphique et sa délicatesse, presque à mi-chemin entre la montre et le bijou. Plus de vingt-cinq ans après sa création, la J12 continue de surprendre.

Enfin, Vacheron Constantin donne à son Overseas une nouvelle vocation : le voyage. La version Dual Time Cardinal Points, en titane de 41mm, propose quatre cadrans inspirés des points cardinaux, un affichage double fuseau complet et une étanchéité de 150 mètres. Elle conserve l’esprit de la mythique Everest portée en expédition, tout en maintenant l’élégance propre à la maison.

Ce que ces cinq montres disent du marché en 2026

Ces cinq pièces partagent une même philosophie : la valeur d’une montre ne se mesure pas à sa nouveauté, mais à la profondeur de son identité. Chacune de ces manufactures a choisi de creuser son sillon plutôt que de changer de direction. Pour le collectionneur comme pour l’amateur, c’est une bonne nouvelle : les montres présentées à Genève cette année ont une histoire, une cohérence, et une raison d’être durable.

La maison Cartier, en particulier, illustre cette logique avec force. Ramener la Roadster après une si longue absence, c’est parier sur la mémoire collective des amateurs et sur la solidité d’un design qui n’a pas vieilli. Ce pari semble aujourd’hui pleinement assumé par la manufacture.