Récupérer un bâtiment voué à la destruction pour équiper ses agents à moindre coût : c’est le pari qu’a réussi la ville de Vertou en rachetant un modulaire de 280 m² dont Maisons du monde n’avait plus l’usage. Une décision qui conjugue économie budgétaire et démarche d’économie circulaire.
Un modulaire de Maisons du monde transformé en bureaux municipaux
Tout part du déménagement de Maisons du monde, qui a quitté son ancien site du Portereau à Vertou pour s’installer à proximité du périphérique, vers Beautour. En libérant ses locaux, l’enseigne a mis à disposition plusieurs équipements devenus inutiles, dont ce modulaire construit en 2014. La municipalité a saisi l’occasion et l’a acquis pour 150 000 euros.
L’élu en charge du dossier souligne que la ville avait anticipé ce besoin. Le bâtiment a d’abord été stocké, dans l’attente d’une affectation précise. Car les élus savaient que la croissance des effectifs rendrait une extension nécessaire à terme.
Ce modulaire présentait plusieurs atouts concrets. Construit en 2014, il était en parfait état au moment du rachat. De plus, ce type de construction offre aujourd’hui des performances sérieuses en matière d’isolation thermique et sonore, ainsi qu’un niveau de confort comparable à celui d’un bâtiment classique.
Des travaux réalisés en interne pour aller au bout de la logique circulaire
Une fois acheminé et positionné par grue près du centre technique municipal, dans le quartier de la Vertonne, le modulaire a fait l’objet d’un réaménagement intérieur complet. L’objectif était de l’adapter aux fonctions précises des services qui allaient l’occuper.
Plutôt que de confier ces travaux à des entreprises extérieures, la ville a choisi de mobiliser son propre service de maintenance. Cette décision prolonge la logique d’économie circulaire déjà engagée avec le rachat du bâtiment à Maisons du monde. Les agents ont ainsi réalisé les cloisons, posé les portes, refait entièrement les sols et la peinture, et assuré le câblage électrique et informatique.
Le bâtiment accueille désormais les responsables de plusieurs services : espaces verts, maintenance et énergie, construction, propreté et logistique. Ces équipes, qui manquaient de place, disposent à présent de bureaux fonctionnels sans que la ville ait eu à financer une construction neuve.
Ce que ce choix évite concrètement à la collectivité
La question du coût est centrale. Construire une extension neuve aurait représenté un investissement bien supérieur au prix payé pour le modulaire de l’enseigne. En optant pour cette réutilisation, la municipalité a répondu à un besoin réel, celui de l’accroissement régulier des effectifs et du manque de place, sans engager des dépenses disproportionnées.
- Coût d’acquisition du modulaire : 150 000 euros
- Surface récupérée : 280 m²
- Année de construction du modulaire : 2014, en parfait état au rachat
- Travaux intérieurs réalisés par le service de maintenance municipal
- Services bénéficiaires : espaces verts, maintenance et énergie, construction, propreté et logistique
Par conséquent, la ville a évité à la fois le coût d’une construction et celui d’une prestation extérieure pour les travaux d’aménagement. Les deux leviers combinés ont permis de contenir l’investissement global.
Un centre technique qui va continuer à évoluer
L’installation du modulaire ne clôt pas le chantier du centre technique municipal. Une deuxième phase de travaux est prévue pour rénover le bâtiment principal, dont la construction remonte à 1992. Libéré de sa partie administrative, ce bâtiment doit être modernisé pour répondre aux attentes actuelles des agents.
Les espaces de vestiaires, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, seront rénovés. Les espaces de vie et de restauration mis à disposition de l’ensemble du personnel seront aussi améliorés. Les études sont en cours au moment de la publication, et le démarrage des travaux est prévu en 2017.
L’enveloppe globale pour ce second volet est estimée à 800 000 euros. Ce montant couvre la réhabilitation du bâtiment de 1992, distinct du modulaire récupéré auprès de Maisons du monde. Les deux opérations forment ainsi un projet d’ensemble pour moderniser durablement les conditions de travail de la soixantaine d’agents du centre technique.




