Cléo ouvre un nouveau chapitre : la cuisine végétale et marine d’Alexandre Semperé au cœur du 7e arrondissement
Dans l’écrin discret du cinq étoiles Le Narcisse Blanc Hôtel & Spa, le restaurant Cléo dévoile une nouvelle partition. Niché dans le 7e arrondissement, à quelques pas des Invalides, le lieu séduit autant par son atmosphère feutrée que par son cadre : une salle élégante prolongée par un patio intime et une terrasse cachée, véritable parenthèse parisienne à l’abri de l’agitation.

Cette nouvelle étape est portée par l’arrivée du chef Alexandre Semperé, qui succède à Bruno Aubin et signe désormais l’identité culinaire de Cléo.
« Rejoindre le groupe Lignée s’est imposé comme une évidence. J’y ai retrouvé un alignement fort avec ma vision, mais aussi une rencontre déterminante avec Lucas Beguinot, avec qui le lien professionnel a été immédiat, presque instinctif. Au Cléo, je viens exprimer pleinement mon identité à travers une cuisine naturelle, végétale et marine, sincère et ancrée dans son environnement. »

Formé auprès de grandes maisons françaises, notamment aux côtés de Christian Constant en tant que saucier, puis chez Alain Ducasse au Plaza Athénée avant de prendre la tête des cuisines des Ombres, Alexandre Semperé revendique aujourd’hui une cuisine précise, gourmande et profondément liée au produit.
Son fil conducteur : travailler le vivant dans son intégralité.
Ici, pas d’effets de style inutiles. Les légumes, les algues, les poissons et les coquillages occupent le premier rôle. La viande reste présente mais davantage comme une exception choisie que comme une évidence.

« Je suis partisan de moins consommer de viande et de meilleure qualité. La cuisine sera toujours davantage orientée vers le végétal et le marin. Il y aura du poisson, du poulpe, mais beaucoup de végétal. »
Une philosophie qui se retrouve jusque dans les techniques. Le chef transforme les produits marins avec les mêmes gestes que pour une cuisine traditionnelle : les ventrèches de thon sont travaillées comme une charcuterie, fumées puis maturées ; le poulpe est utilisé dans son ensemble, les morceaux moins nobles étant récupérés pour créer de nouvelles préparations inspirées du chorizo.

Le barbecue japonais au binchotan complète cette approche, apportant une dimension fumée aux légumes, poissons et viandes.
La carte évolue au rythme des saisons. Chez Cléo, pas de menu figé : les produits dictent l’assiette.
Les dernières asperges blanches côtoient les premières cerises, les petits pois annoncent l’été, et chaque changement de saison apporte une nouvelle lecture.
Pour le déjeuner, le chef propose une carte courte et lisible : deux entrées, deux plats et deux desserts, avec une approche végétale, terrestre ou marine.
48 € pour entrée/plat ou plat/dessert
58 € pour entrée/plat/dessert
Le soir, l’expérience devient plus immersive avec deux menus dégustation.
Le menu en cinq temps, proposé à 98 €, révèle les signatures du chef :
- Artichaut, sauce cacio e pepe et spaghetti de mer
- Asperges blanches au sautoir, ajo verde et ail des ours
- Poulpe de roche, petits pois et piment végétal
- Pigeon de Mesquer, risotto d’épeautre, rhubarbe et estragon
- Fraise, sureau et croissant
Un parcours marqué par des associations précises et équilibrées : la puissance iodée des algues, la fraîcheur végétale, la profondeur des sauces.
Le menu en sept temps, à 148 €, pousse plus loin cette exploration.
Avec Cléo, Alexandre Semperé signe une cuisine contemporaine, où la technique classique rencontre une vision plus végétale et responsable. Une nouvelle page s’écrit dans cette adresse confidentielle du 7e, entre élégance parisienne, terrasse cachée et assiettes tournées vers la nature.
Crédits photos : Nolwenn Pernin



