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Le trench Burberry se réinvente en version ballon pour le printemps-été 2027

Le trench Burberry se réinvente en version ballon pour le printemps-été 2027

Le trench froissé, bouffant, oversize : Burberry a choisi de bousculer son icône la plus reconnue pour clore la Fashion Week de Londres en beauté. Le 21 septembre 2026, la maison britannique présentait sa collection printemps-été 2027, marquant au passage ses 170 ans d’existence avec une proposition résolument ancrée dans le quotidien.

Une collaboration qui ancre Burberry dans son héritage britannique

Pour ce défilé, Daniel Lee, directeur artistique depuis 2022, a fait le choix d’une alliance créative forte. Il s’est associé à Celia Birtwell, designer textile britannique, dont les créations de tissus ont pris vie directement sur le catwalk. Ce partenariat place la collection sous le signe d’un héritage local assumé, où la matière et le motif deviennent des vecteurs d’identité.

Le vestiaire présenté oscille entre deux registres distincts. D’un côté, des ensembles assortis recouverts de motifs printaniers. De l’autre, des layerings construits autour de pièces aux tissus techniques. Cette dualité donne au défilé une cohérence narrative : le vêtement doit pouvoir vivre, pas seulement être regardé.

Le trench Burberry réinventé sous toutes ses formes

C’est évidemment le trench qui concentre l’essentiel de l’attention. La maison en a fait depuis longtemps son emblème, et pour le printemps-été 2027, elle lui offre une transformation radicale. La coupe ballon s’impose, avec des manches bouffantes en taffetas de soie et un effet froissé délibéré qui rompt avec toute idée de rigidité.

Voici les caractéristiques clés du trench tel qu’il apparaît sur ce défilé :

  • Forme ballon avec manches bouffantes en taffetas de soie
  • Effet froissé volontaire, assumé comme une signature esthétique
  • Coupe oversize avec coutures d’épaules tombant jusqu’aux coudes
  • Longueur généreuse recouvrant les mains en partie
  • Volumes maîtrisés par des ceintures marquant la taille

L’oversize structure l’ensemble de cet assortiment. Les coutures d’épaules glissent jusqu’aux coudes, les manches débordent sur les mains. Pourtant, cette générosité de volume ne vire pas au flou : des ceintures viennent recentrer les silhouettes et dessiner des tailles marquées. Le résultat est une pièce à la fois libre et construite.

Une esthétique du quotidien, loin de la perfection figée

Ce qui frappe dans cette proposition, c’est la volonté affichée d’embrasser l’imperfection. Le froissé n’est pas un accident de fabrication, c’est un choix. Il traduit une vision du vêtement comme objet vivant, porté, habité, plutôt que comme pièce de collection intouchable.

Cette logique traverse l’ensemble du défilé. Les silhouettes présentées par la maison portent des imperfections volontaires, comme si chaque pièce avait déjà été vécue avant de fouler le catwalk. Car c’est bien là l’enjeu : proposer un vestiaire que le lecteur peut s’approprier, pas seulement admirer de loin.

En choisissant de clore la Fashion Week londonienne avec ce défilé, Burberry a aussi posé un acte symbolique fort. Dernier rendez-vous de la semaine, la maison a transformé cet emplacement en tribune pour une mode britannique décomplexée, portée par 170 ans de savoir-faire et une envie claire de se réinventer sans se renier.