Menu
Déco

Sept bureaux design qui donnent envie de retrouver son coin de travail

Sept bureaux design qui donnent envie de retrouver son coin de travail

Choisir un bureau, c’est souvent l’une des décisions les plus sous-estimées d’un aménagement intérieur. Pourtant, les bureaux design prouvent qu’un poste de travail peut devenir une vraie pièce maîtresse de la décoration, au même titre qu’un canapé ou une table de salle à manger.

Quand la matière fait toute la différence

Certains modèles misent sur la force du matériau brut pour s’imposer dans un intérieur. Le bureau Farley de Soho Home en est l’exemple le plus éloquent : son placage de loupe de Mappa se marie au marbre Dark Emperador et à des détails en acier inoxydable, créant un contraste entre chaleur du bois et froideur minérale. Ce type de mobilier s’adresse à ceux qui conçoivent leur espace de travail comme une pièce de collection à part entière.

En revanche, le bureau Pavilion AV18 de &Tradition adopte une approche plus sobre. Le bois naturel y exprime sa beauté sans artifice, avec des lignes simples qui traversent les modes sans vieillir. C’est précisément ce genre de pièce que l’on imagine traverser plusieurs déménagements sans jamais paraître datée.

Le bureau Evrak joue, lui, la carte du frêne clair. Sa teinte naturelle et son dessin épuré apportent une sensation de calme dans un espace où l’on passe parfois plusieurs heures. Associé à une chaise sculpturale et à quelques objets soigneusement choisis, il devient une composition décorative à part entière, bien au-delà du simple poste de travail.

Des bureaux design pour chaque contrainte d’espace

Tous les intérieurs ne permettent pas d’accueillir un grand bureau. Pour les espaces réduits, le Mael de Westwing propose une silhouette compacte qui se glisse dans un angle du salon, une chambre ou même un couloir suffisamment large. Cette discrétion est précisément sa force : créer un vrai coin de travail sans transformer toute la pièce en home office.

Dans le même esprit, le bureau Fève de Westwing prend le contrepied des formes rectilignes. Sa silhouette organique apporte du mouvement à la pièce, tandis que le noyer lui confère la chaleur d’un objet artisanal. Ce type de meuble permet d’intégrer un espace de travail dans une décoration sans que celui-ci ressemble à un bureau traditionnel.

  • Le bureau Quaderna de Zanotta, imaginé par Superstudio en 1972, en stratifié blanc quadrillé de noir, pour les intérieurs qui assument le design radical.
  • Le Pavilion AV18 de &Tradition, en bois naturel, pour une élégance intemporelle.
  • Le Farley de Soho Home, avec son marbre Dark Emperador et son placage de loupe de Mappa, pour un effet collection.
  • Le bureau Club de Westwing, en verre, pour alléger visuellement un espace sans le surcharger.
  • Le Fève de Westwing, en noyer, pour intégrer un bureau dans une décoration sans rupture stylistique.
  • Le Mael de Westwing, format compact, pour les petits espaces ou les coins discrets.

Le verre et le plastique graphique, deux partis pris radicaux

Le bureau Club de Westwing exploite une qualité rare du verre : occuper l’espace sans jamais l’alourdir. Son design sans couture et ses lignes nettes lui permettent de s’intégrer aussi bien dans un intérieur contemporain que dans une décoration plus classique. C’est donc un choix particulièrement judicieux pour aménager un coin de travail sans avoir l’impression d’ajouter un meuble de plus.

À l’opposé, le Quaderna de Zanotta revendique une présence sculpturale assumée. Ce bureau en stratifié blanc quadrillé de noir, imaginé par le collectif Superstudio au tournant des années 1970, est devenu une pièce emblématique du design radical italien. Sa géométrie presque obsessionnelle le réserve aux intérieurs qui n’ont pas peur de laisser le design occuper toute la place.

S’inspirer des intérieurs existants pour réinventer son coin bureau

Au-delà du choix du meuble lui-même, la façon dont on l’intègre dans la pièce change tout. Dans un appartement du IXe arrondissement de Paris, la fondatrice de l’agence BE Attitude, Emilie Bonaventure, a opté pour une simple planche de bois posée entre deux étagères de bibliothèque. Ce bureau minimaliste, associé à une chaise en métal et bois DUL de Christophe Delcourt et à des lampes suédoises vintage, crée un espace propice à l’écriture et à la créativité.

Dans un registre plus affirmé, l’architecte d’intérieur Luis Laplace a choisi, pour un appartement avenue Foch, une table et une chaise de Jacques Adnet gainées de cuir rose. Ce bureau constitue le seul point de couleur de la pièce, ce qui lui confère une mise en valeur immédiate. De leur côté, les architectes Bismut & Bismut ont dessiné un bureau en noyer foncé américain qui se prolonge sur le dressing, formant un ensemble fluide dans une chambre conçue comme une suite d’hôtel.

Dans un palazzo milanais du XVIIIe siècle, Vincenzo De Cotiis a transformé l’entrée en espace de travail avec un tabouret en métal et une table en laiton argenté et résine de sa propre conception. Enfin, à Pékin, l’architecte d’intérieur Ilse Crawford a intégré un petit bureau en noyer d’Amérique dans le prolongement d’un couloir, face à une baie vitrée, prouvant qu’un bureau design peut aussi être une affaire de lumière et de vue.