Menu
Voyage

À Saint-Tropez, ils font le pèlerinage devant la Madrague le jour de la vente BB

À Saint-Tropez, ils font le pèlerinage devant la Madrague le jour de la vente BB

Pendant que les enchères s’ouvraient à Paris, des fans faisaient le voyage jusqu’à Saint-Tropez pour se recueillir devant la villa de leur idole. Ce lundi 21 septembre 2026, la Maison Drouot met en vente 285 objets ayant appartenu à Brigitte Bardot, et la ville du Var vit au rythme de ce moment particulier.

Des objets accessibles pour honorer BB à Saint-Tropez

Bottes rouges, chapeaux, lunettes de soleil, machine à écrire : les lots proposés ce jour couvrent un large éventail de la vie quotidienne de l’actrice. Ce qui frappe d’emblée, c’est le prix d’entrée : la plupart des objets partent à moins de 100 euros. Un couple d’Isérois croisé sur le chemin longeant la mer, qui ignorait l’événement, a réagi avec enthousiasme en apprenant ce détail. Pour eux, cette accessibilité reflète directement la personnalité de Bardot : une femme restée simple jusqu’au bout, et une vente pensée à son image.

Car l’enjeu dépasse la simple transaction. L’intégralité des bénéfices revient à la Fondation Brigitte Bardot et à son fils Nicolas-Jacques Charrier. Sébastien, fan depuis plus de trente ans venu exprès pour l’occasion avec son ami Éric, souligne la cohérence de ce geste : Bardot avait déjà tout vendu de son vivant pour que sa fondation obtienne la reconnaissance d’utilité publique. Cette vente s’inscrit donc dans la continuité directe de son engagement pour la cause animale.

Ce que représente posséder un objet ayant appartenu à Bardot

Éric, lui, n’a pas prévu d’acheter, mais il comprend parfaitement ceux qui le font. Posséder un chapeau ou une paire de lunettes ayant appartenu à Bardot, c’est établir un lien direct et tangible avec elle. L’objet devient alors bien plus qu’un souvenir : il porte une présence.

Sébastien, de son côté, possède déjà une photo dédicacée. Pourtant, il a suivi de très près le déroulement de cette mise en vente. Pour lui, l’acte d’achat n’est pas un caprice de collectionneur, mais une façon de prolonger l’œuvre de Bardot en soutenant concrètement sa fondation.

Le pèlerinage à Saint-Tropez, entre la Madrague et le cimetière marin

Depuis le décès de Brigitte Bardot en décembre 2025, le portail bleu de la Madrague est gardé par un agent de sécurité privé. Cela n’a pas dissuadé Sébastien et Éric de faire le déplacement. Une photo devant ce portail, et déjà l’émotion est là. La ville tropézienne est ainsi devenue un lieu de mémoire vivant, où les admirateurs convergent pour marquer leur attachement.

Au cimetière marin, l’atmosphère est encore plus recueillie. Frédéric y dépose une fleur, entouré de ses amis, visiblement ému. Pour ce groupe, la vente aux enchères ne les surprend pas. Bardot n’était pas attachée aux biens matériels, rappellent-ils. De plus, disperser ses objets aux quatre coins du monde leur semble juste : elle était connue partout, autant la partager avec tout le monde. Cette logique de partage donne une dimension supplémentaire à l’événement.

  • 285 objets mis en vente à la Maison Drouot le 21 septembre 2026
  • Prix de départ pour la plupart des lots : moins de 100 euros
  • Bénéfices reversés à la Fondation Brigitte Bardot et à son fils Nicolas-Jacques Charrier
  • Bardot est décédée en décembre 2025
  • La Madrague, à Saint-Tropez, est surveillée par un agent de sécurité privé depuis son décès

Une idole que Saint-Tropez partage avec le monde entier

La question de la dispersion des objets revient dans plusieurs témoignages. Certains auraient pu craindre que le patrimoine de Bardot quitte la région. Pourtant, les fans rencontrés ce jour voient les choses autrement. Puisque Bardot était une figure mondiale, ses affaires peuvent légitimement voyager partout. Ce qui compte, c’est que chaque acquéreur garde un lien vivant avec elle.

La ville de Saint-Tropez reste, elle, le cœur de cette mémoire collective. Entre la Madrague et le cimetière marin, les fans continuent d’affluer. La vente du 21 septembre 2026 ne marque pas une fin, mais une nouvelle façon de faire vivre l’héritage de Brigitte Bardot, à travers des objets du quotidien qui trouvent désormais de nouveaux gardiens.