À 599 €, la Navee GT5 Max promet de faire mieux que sa devancière sur presque tous les plans, tout en gardant le même tarif. Un pari ambitieux pour une marque qui multiplie les sorties en 2026 pour s’imposer face à Xiaomi et Segway. Mais les promesses résistent-elles à l’épreuve du terrain ?
Un prix stable, des performances en nette hausse
Le premier argument de la GT5 Max, c’est son rapport qualité-prix. À 599 €, elle se positionne directement sous la Xiaomi Electric Scooter 6 Max et la Ninebot F3 Pro E, toutes deux autour de 649 €. En prime, elle embarque un frein à disque mécanique arrière que ces rivales n’ont pas toujours.
Sous le deck, le moteur arrière passe à 700 W de puissance nominale et 1 638 W en pic, contre 400 W et 1 000 W sur la GT3 Max. En conduite, la différence se ressent clairement : les accélérations sont bien plus franches, avec une gâchette qui permet de doser finement la puissance. Un mode Turbo, accessible depuis l’application, remplace le mode Eco pour les dénivelés, mais s’avère trop nerveux en circulation urbaine classique.
La marque revendique une pente maximale de 28 %, contre 22 % pour la GT3 Max. En montée, la trottinette grimpe sans perte de vitesse, même au-delà de 10 % de dénivelé. Le moteur, totalement silencieux, contribue à une maniabilité remarquable dans les virages et les espaces urbains denses.
Ce que le test révèle sur l’autonomie et la recharge
Sur le papier, Navee annonce 90 km d’autonomie à 15 km/h, ou 65 km à 25 km/h en mode Sport. En conditions réelles, sur un parcours urbain et périurbain avec arrêts fréquents, pentes modérées et 80 kg de charge, la moyenne mesurée sur trois cycles atteint 46,6 km. C’est bien en dessous des chiffres constructeur, mais supérieur à la GT3 Max, et objectivement solide compte tenu de la montée en puissance du moteur.
La batterie reste identique à celle de la GT3 Max, avec une capacité de 596,7 Wh. En revanche, le chargeur change vraiment la donne : son intensité passe à 2,45 A pour une puissance de 133,8 W, contre 1,3 A et 69,7 W auparavant. Résultat, un plein complet s’effectue en 6h30, avec 50 % récupérés en 3 heures. La recharge reste linéaire et sans surprise, même si le chargeur chauffe jusqu’à 55 °C.
À noter aussi : lorsque la batterie affiche 0 %, il reste encore plus de 5 km de réserve, ce qui protège la batterie sur le long terme et évite les pannes sèches inopinées.
Les points forts et les limites à connaître avant d’acheter
- Construction robuste avec une fourche couleur bronze distinctive et des bras oscillants renforcés.
- Deck généreux de 50 cm de long sur 19 cm de large, avec éclairage automatique à l’allumage.
- Poids de 24,6 kg, incompatible avec un usage multimodal fréquent.
- Revêtement du deck et logo qui se dégradent rapidement, comme sur la GT3 Max.
- Freinage perfectible malgré l’ajout du disque arrière : la roue tend à glisser avec le blocage du disque, pour une distance d’arrêt de 5,80 m à 25 km/h.
- Traceur Apple Find My intégré, mais inutilisable pour les utilisateurs Android.
Les suspensions évoluent à l’arrière avec deux amortisseurs à angle plus relevé, sans différence vraiment perceptible par rapport à la GT3 Max. Les vibrations sur revêtements rugueux, pavés ou chemins restent présentes, en partie à cause de pneus de 10 pouces plus lisses qui favorisent l’agilité au détriment du confort. La fourche avant, elle, conserve une bonne absorption des chocs.
Technologie embarquée et expérience au guidon
L’écran central reste minimaliste : vitesse en grands caractères, jauge de batterie et quelques icônes de modes de conduite. C’est lisible par tous les temps, mais Segway et Xiaomi proposent désormais des affichages plus complets sur leurs modèles concurrents.
L’application, inchangée depuis la GT3 Max, permet de consulter le pourcentage de batterie avec une estimation d’autonomie, l’historique des dix derniers trajets, le réglage de la force du frein électronique et les données détaillées de la batterie. Le verrouillage moteur via Bluetooth bloque la roue pour les arrêts courts, à condition de rester à proximité de l’engin.
Au guidon, les poignées manquent d’adhérence sous les paumes, et les clignotants peuvent être difficiles à voir avec de grandes mains ou des gants. En revanche, les commandes sous le pouce gauche sont bien placées. Le projecteur avant, de taille réduite, offre une bonne puissance mais un faisceau un peu étroit pour circuler hors pistes cyclables. La GT5 Max est disponible sur le site officiel de la marque, ainsi que chez des revendeurs comme Fnac-Darty et Amazon, avec une garantie légale de deux ans.




