Sur un tapis rouge londonien, Margaret Qualley a traversé le photocall du film The Dog Stars de Ridley Scott presque pieds nus, et personne n’a pu détourner le regard. En cause : une paire de sandales signées Chanel qui redéfinit ce que peut être une chaussure de soirée.
Quand Chanel réduit la chaussure à sa plus simple expression
Tout a commencé il y a environ quatre mois, lors de la présentation de la collection croisière 2026-2027 à Biarritz. Matthieu Blazy y dévoilait une proposition radicale : une sandale réduite à une simple bride en cuir autour du talon. Le pied s’y glisse entièrement, laissant la plante et les orteils complètement visibles. La mode a immédiatement baptisé cet objet la « non-shoe », soit la non-chaussure.
Ce choix a d’emblée divisé les amateurs de mode. D’un côté, une audace formelle indéniable. De l’autre, une question pratique qui s’impose : comment porter une telle sandale dans les rues poussiéreuses d’une grande ville ? La maison ne semble pourtant pas chercher à répondre à cette question. En effet, ces sandales ne sont disponibles sur aucun site de vente, ce qui suggère qu’elles restent réservées à un cercle restreint de clientes VIP et de fidèles de la maison.
Leur vocation n’est donc pas commerciale au sens large. Elles existent d’abord comme déclaration esthétique, comme objet de mode pur, détaché des contraintes du quotidien.
Margaret Qualley et la non-shoe : une rencontre cohérente
Pour le photocall londonien de The Dog Stars, l’actrice avait opté pour une petite robe noire à manches courtes ornée de délicates franges, également signée Matthieu Blazy pour Chanel. La silhouette paraissait classique, presque sage. Puis le regard descend vers les pieds. Ses orteils reposaient directement sur le béton gris, sans tapis rouge pour amortir la mise en scène.
Ce qui aurait pu sembler incongru fonctionne pourtant parfaitement sur elle. Le style de Margaret Qualley oscille entre romantisme, délicatesse et une esthétique éthérée. Ces codes correspondent précisément à l’allure estivale, libre et légèrement bohème que dégagent ces sandales. Sur d’autres, l’association aurait pu paraître forcée. Sur elle, tout semble naturel.
De plus, un tapis rouge n’est pas un lieu où la praticité doit primer. C’est au contraire l’espace idéal pour prendre des risques stylistiques et sortir des conventions. En ce sens, le choix de l’actrice est parfaitement logique.
Ce que ce moment change pour la non-shoe
Avant cette apparition, la sandale pieds nus restait une curiosité de podium, admirée ou moquée, mais cantonnée au monde du défilé. En la portant devant une armée de photographes à Londres, Margaret Qualley lui a offert une toute autre dimension. Elle transforme un objet de collection en véritable déclaration de mode publique.
- La sandale est réduite à une bride en cuir autour du talon
- Elle a été présentée lors du défilé croisière 2026-2027 à Biarritz
- Elle n’est disponible sur aucun site de vente grand public
- Margaret Qualley l’a portée avec une robe noire à franges signée Matthieu Blazy
- Le photocall londonien se tenait sans tapis rouge traditionnel
Car c’est précisément là que réside l’intérêt de ce moment. Chanel n’a pas besoin de vendre ces sandales pour en faire un objet désirable. Il suffit qu’une actrice au style affirmé les porte dans un contexte aussi visible pour que la conversation s’emballe. La non-shoe cesse alors d’être une blague de podium pour devenir un symbole.
La question qui reste en suspens
Reste une interrogation concrète, et plutôt amusante. Ces sandales ont-elles tenu toute la soirée ? Traverser un photocall sur du béton gris, sans tapis moelleux pour protéger la plante des pieds, relève d’une certaine forme d’engagement. La collection Chanel croisière imaginée par Matthieu Blazy pousse ainsi ses porteurs à assumer pleinement leur choix, jusqu’au bout de la soirée. Ou presque. Car une fois l’avant-première terminée et le retour à la maison venu, une vraie paire de chaussures a probablement repris ses droits.



