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LVMH prévoit 15 300 recrutements en France en 2026, ces profils très recherchés

LVMH prévoit 15 300 recrutements en France en 2026, ces profils très recherchés

Trouver un emploi dans le luxe sans forcément être styliste ou joaillier, c’est possible. En 2026, LVMH prévoit 15 300 recrutements en France, couvrant des métiers aussi variés que la finance, le digital, la production artisanale ou encore le marketing. Ce volume place le groupe parmi les plus grands employeurs du pays, juste derrière la SNCF et ses 17 000 embauches annoncées.

Des salaires très différents selon les postes chez LVMH

Pour un candidat qui s’interroge sur sa rémunération, les écarts sont considérables. Dans la vente, les salaires démarrent autour de 1 900 à 2 100 euros brut par mois. Chez Sephora, une offre récente de conseiller de vente en CDI à Paris affichait ainsi 1 907 euros brut mensuels, tandis que les données disponibles pour l’ensemble du groupe situent la moyenne d’un conseiller de vente à Paris autour de 2 125 euros par mois, avec des estimations pouvant approcher les 3 000 euros.

Plus on monte en responsabilités, plus les chiffres grimpent. Un Brand Marketing Specialist chez Sephora à Neuilly-sur-Seine tourne autour de 39 000 euros annuels, soit environ 3 250 euros brut par mois. Un Senior Digital Marketing Manager peut, lui, atteindre jusqu’à 95 000 euros brut par an, soit près de 8 000 euros mensuels. Ces postes demandent respectivement au moins trois ans d’expérience pour le premier.

Sur les fonctions financières et stratégiques, les niveaux sont tout aussi élevés. Les contrôleurs de gestion chez Louis Vuitton à Paris déclarent fréquemment des rémunérations comprises entre 44 000 et 62 000 euros par an. Un Business Analyst chez Parfums Christian Dior, qui requiert environ trois ans d’expérience en développement commercial et une solide maîtrise de l’analyse de données, peut prétendre à une fourchette de 55 000 à 75 000 euros annuels. Enfin, les managers des ventes affichent en moyenne 89 450 euros par an au sein du groupe, avec des bonus et une part variable qui peuvent faire franchir le seuil des 8 000 euros brut mensuels.

Quels profils le groupe recherche-t-il concrètement ?

La diversité des recrutements de LVMH reflète celle de ses plus de 75 Maisons, actives dans la mode, la maroquinerie, les parfums et cosmétiques, la joaillerie, l’horlogerie, l’hôtellerie et la distribution sélective. Loin de se limiter aux boutiques, le groupe cherche aussi des spécialistes du marketing, de la publicité, de la data, des achats, de la finance et des systèmes d’information.

Parmi les offres récentes, on trouve notamment un chef de groupe partenariats marques senior chez Sephora à Neuilly-sur-Seine, avec plus de dix ans d’expérience requis, ou encore un chef de projet IT Retail chez Chaumet à Paris, demandant au moins cinq ans d’expérience. Des postes dans le contrôle de gestion sont aussi proposés chez Louis Vuitton. Ces exemples illustrent bien l’amplitude des compétences recherchées.

  • Conseillers de vente et responsables de boutique, accessibles aux débutants
  • Spécialistes marketing, digital et data, à partir de trois ans d’expérience
  • Profils finance et contrôle de gestion, avec des rémunérations entre 44 000 et 75 000 euros annuels
  • Fonctions IT et systèmes d’information, comme le chef de projet IT Retail chez Chaumet
  • Métiers artisanaux : maroquiniers, couturiers, polisseurs, joailliers et spécialistes de la production

Certaines Maisons ajoutent par ailleurs une part variable au salaire fixe. Sephora mentionne ainsi dans ses annonces une rémunération fixe accompagnée d’un variable attractif, ce qui peut sensiblement modifier le revenu final.

Les débutants et les personnes en reconversion ont aussi leur place

Le groupe mise fortement sur les jeunes talents et les parcours atypiques. Son Institut des Métiers d’Excellence a formé environ 3 800 apprentis depuis 2014. Maroquiniers, couturiers, polisseurs, joailliers et spécialistes de la production font partie des savoir-faire que le groupe cherche à développer en interne.

Chez Sephora, des parcours en alternance permettent de se former au métier de conseiller beauté. Ces dispositifs ouvrent donc des portes à des candidats sans expérience préalable dans le secteur du luxe. En 2026, le volume de recrutements prévu est certes légèrement inférieur à celui de l’année précédente, mais il reste considérable et couvre un spectre de métiers bien plus large que l’image traditionnelle du secteur ne le laisse supposer.

Pour un candidat en recherche d’emploi, cette réalité est concrète : qu’on soit data analyst, artisan, commercial débutant ou manager expérimenté, LVMH représente en 2026 l’un des rares employeurs capables d’absorber des profils aussi différents à une telle échelle en France.