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Le Poisson Volant ouvre dans le 11e, nouveau repaire de la Fashion Week parisienne

Le Poisson Volant ouvre dans le 11e, nouveau repaire de la Fashion Week parisienne

Dans le 11e arrondissement de Paris, une adresse fait déjà parler d’elle avant même d’avoir servi son premier verre. Le Poisson Volant, posé au 5-7 rue Marguerite-Moret, ouvre ses portes en pleine Fashion Week printemps-été 2027, et tout laisse croire que ce restaurant-club va durablement recomposer la nuit parisienne.

Un nom qui raconte une philosophie

Le poisson volant évolue entre l’air et l’eau, sans jamais choisir l’un au détriment de l’autre. C’est précisément ce principe que Bertrand Chauveau et le chef Yanxin Yin ont voulu incarner dans cet espace, où dîner et danser coexistent naturellement.

Le duo l’exprime clairement dans l’idée fondatrice du projet. Ils souhaitaient créer à Paris un lieu où l’on puisse rester sans avoir à trancher entre la table et la piste.

Cette ambition de fluidité oriente chaque détail du lieu. À partir de 23 heures, l’atmosphère bascule progressivement vers le club, sans rupture brutale ni changement de décor.

Le Poisson Volant, fruit d’une rencontre entre deux trajectoires

Bertrand Chauveau n’en est pas à son coup d’essai. Son précédent projet, Le Cornichon – néo-PMU installé dans le 10e arrondissement – est devenu en quelques mois un repaire de la scène créative parisienne.

Face à lui, Yanxin Yin apporte une formation construite loin de Paris. Le chef a d’abord travaillé à Xi’an, dans le centre-ouest de la Chine, puis à Lanzhou, dans la province du Gansu, au nord-ouest du pays.

Ensemble, ils construisent un concept à la croisée de la culture française du restaurant et des techniques traditionnelles des cuisines asiatiques. Leur inspiration puise notamment dans certaines adresses sino-américaines marquantes, dont le mythique China Chalet à New York, restaurant et lieu de fête fondus en un seul.

Ce modèle les a convaincus qu’un même espace peut accueillir plusieurs atmosphères et plusieurs publics. Or c’est exactement ce que Le Poisson Volant cherche à proposer dans le paysage nocturne de la capitale.

Ce que l’on vit à l’intérieur

Dès le seuil franchi, le lieu évoque l’atmosphère cinématographique des films de Wong Kar-wai. Des miroirs ornés de motifs peints à la main tapissent les murs, créant une sensation immédiate de voyage.

Le studio d’architecture intérieure Claves, fondé par Laure Gravier et Soizic Fougeront, signe ce décor entre brutalisme et arts décoratifs. Ces deux architectes avaient déjà transformé Le Cornichon, et elles retrouvent ici Bertrand Chauveau pour un projet plus ambitieux encore.

Des installations inspirées des aquariums de Pierre Huyghe ponctuent la salle. Une œuvre de l’artiste chinoise Shuo Hao est par ailleurs visible au fil de la visite.

La lumière, elle, raconte sa propre histoire au fil de la soirée. Le studio Matière Noire a conçu un éclairage qui se tamise progressivement, renforçant la bascule sensorielle vers la nuit.

La carte, entre raviolis grillés et tartare de langoustine

En cuisine, Yanxin Yin propose une carte ancrée dans les saisons et fidèle aux traditions asiatiques. Parmi les plats mis en avant, on trouve des raviolis grillés au porc, des wontons au pied de cochon, et un tartare de langoustine.

Ces propositions culinaires reflètent directement la formation du chef, qui allie maîtrise des techniques chinoises et respect des produits. Dès lors, chaque assiette agit comme un point de passage entre deux cultures gastronomiques.

Le Poisson Volant et la nuit parisienne, un dialogue assumé

Le studio FLEiK a travaillé sur la dimension sonore du lieu, accompagnant la transition entre le restaurant et le dancefloor. Ainsi, la musique devient un outil narratif autant qu’une invitation à prolonger la soirée.

Bertrand Chauveau et Yanxin Yin revendiquent une hospitalité ouverte, pensée pour des publics variés. Leur objectif est clairement de contribuer à la vie nocturne de la capitale, en réunissant sous un même toit des personnes d’horizons très différents.

Ce positionnement s’inscrit dans un mouvement plus large dans le 11e arrondissement, devenu ces dernières années le terrain d’expérimentation d’une nouvelle génération de restaurateurs parisiens. Le Poisson Volant y prend place non pas comme une copie, mais comme une proposition distincte, portée par une vision précise de ce que peut être une soirée à Paris en 2026.