Un père parti de son village natal d’Italie à l’âge de 17 ans pour s’installer en France. Un fils, né et grandi à Valleroy, qui rêve depuis longtemps de refaire ce chemin à l’envers. Ce projet né d’une histoire familiale forte prend tout son sens en 2026, quand Pascal Cozza décide de poser ses valises de retraité et d’enfourcher son vélo.
Un hommage paternel au point de départ
La destination choisie par Pascal Cozza n’est pas anodine. Il vise Montecchio Maggiore, ville italienne d’où son père est originaire. Ce père avait quitté ce territoire à 17 ans pour venir s’installer en France. En prenant la route depuis Valleroy, son fils de 64 ans rend un hommage direct à ce parcours de vie.
Pascal Cozza est retraité depuis quatre ans. La retraite a donc ouvert le temps nécessaire à un tel projet. Car ce périple n’est pas une sortie dominicale : il couvre près de 1 000 km à travers plusieurs pays, entièrement réalisé à vélo.
« Je ne le fais pas pour que ce soit un exploit, mais parce que c’était un rêve, que j’ai réalisé pour rendre hommage à mon papa. »
Valleroy, point de départ d’une histoire entre deux pays
C’est depuis Valleroy, commune de Meurthe-et-Moselle, que Pascal Cozza a pris le départ. Ce choix n’est pas anodin : c’est là qu’il vit, là où sa famille s’est enracinée après le voyage de son père depuis l’Italie. Valleroy devient ainsi le symbole de deux générations et de deux pays réunis par une même histoire.
L’attraction pour le cyclisme remonte à l’enfance. Ce goût ancien pour le vélo a nourri le projet sur le long terme. Partir de Valleroy à vélo pour rejoindre le village paternel, c’est aussi mettre son corps au service d’une mémoire familiale.
Près de 1 000 km réalisés pays après pays au départ de Valleroy
Le trajet dépasse les frontières françaises. Pascal Cozza traverse plusieurs pays avant d’atteindre le nord de l’Italie. Sur ce type de périple à longue distance, chaque étape demande une organisation minutieuse. Le terme utilisé par le cycliste lui-même reflète cette préparation : il parle d’un trajet « maîtrisé ».
Ce n’est pas la performance sportive qui guide l’homme de Valleroy. Ce n’est pas non plus le record ou la compétition. C’est avant tout la dimension personnelle qui donne son sens à chaque coup de pédale sur ces près de 1 000 km.
Car Pascal Cozza le formule clairement : ce périple est d’abord un voyage, pas un parcours. La nuance compte. Un voyage suppose un sens, une intention, une destination chargée de signification. Pour un habitant de Valleroy, rejoindre Montecchio Maggiore à vélo, c’est refaire à l’envers le chemin que son père a parcouru des décennies plus tôt.
Une arrivée fêtée en famille et en fanfare
L’accueil à Montecchio Maggiore dépasse le cadre familial. La famille de Pascal Cozza l’attend sur place, banderole déployée. La télévision locale couvre l’événement. Ce moment marque l’aboutissement d’un rêve de longue date pour le retraité de Valleroy.
Retrouver les siens en Italie après un tel trajet donne une dimension supplémentaire au projet. Car le voyage à vélo servait aussi à rejoindre physiquement sa famille sur place. L’effort du corps rejoint ici la chaleur des liens familiaux.
Ce que ce voyage à Valleroy dit de la retraite et des rêves différés
Pascal Cozza avait 64 ans au moment du départ depuis Valleroy. Cette donnée éclaire le récit d’une façon particulière. La retraite n’est pas vécue ici comme un retrait, mais comme une ouverture. Quatre ans après avoir cessé de travailler, il réalise enfin ce projet longtemps mis de côté.
Le cyclisme, pratiqué depuis l’enfance, offre un cadre concret à ce désir. La passion ancienne devient le vecteur d’un hommage familial. Ce n’est pas un hasard si c’est le vélo qu’il choisit plutôt qu’un autre moyen de transport : pédaler sur près de 1 000 km impose un effort à la mesure de ce que l’on veut honorer.
La commune de Valleroy voit ainsi l’un de ses habitants écrire, à 64 ans, une page intime et sportive à la fois. Ce récit de retraité parti sur les routes depuis Valleroy pour rejoindre l’Italie illustre, à sa manière, ce que les rêves d’une vie peuvent prendre comme forme quand le temps enfin se libère.




