L’Ultramarine P1 est le premier robot de piscine sans fil signé Ecovacs, présenté à Barcelone au début de l’année 2026. Ce modèle promet de nettoyer le fond, les parois et la ligne d’eau en toute autonomie. Nous l’avons mis à l’épreuve avec des feuilles, du sable et des obstacles pour mesurer ce qu’il vaut vraiment dans un bassin familial.
Un robot de piscine bien équipé dès la sortie de boîte
L’Ultramarine P1 repose sur une conception classique pour ce type d’appareil. Il embarque des chenilles, deux brosses rouleaux, une aspiration annoncée à 18 m³/h et une double filtration : un panier de 180 µm pour les débris visibles et un filtre fin de 3 µm pour les particules les plus légères. La couverture maximale annoncée atteint 180 m².
Trois modes de nettoyage sont proposés : Sol, Mur et Tout. Ainsi, le robot peut se concentrer uniquement sur le fond, grimper aux parois pour traiter la ligne d’eau, ou enchaîner les deux dans un cycle complet. Ce niveau de flexibilité est appréciable pour adapter le nettoyage à l’état réel du bassin.
Le poids de l’appareil reste contenu, autour de 10,5 kg, et une poignée facilite sa manipulation hors de l’eau. Ecovacs livre aussi un crochet pour perche de piscine, un chargeur, des brosses rouleaux de rechange et des anneaux d’escalade.
L’application Ecovacs Home au cœur du pilotage
La connexion à l’app Ecovacs Home s’effectue en Bluetooth. L’application affiche l’état du robot, son niveau de batterie et les différents modes. L’utilisateur peut par ailleurs choisir la puissance d’aspiration entre Eco, Standard et Max, et définir une durée de nettoyage.
L’app permet de programmer des cycles ponctuels ou récurrents. Lors de la première utilisation, on renseigne le type de piscine et sa forme pour aider le robot à adapter son comportement. En revanche, aucune cartographie du bassin n’est affichée.
« L’Ultramarine P1 signe une entrée convaincante d’Ecovacs dans le monde des robots de piscine. »
Navigation : efficace sur les parois, limité sur les marches
Une fois déposé dans l’eau, le robot évacue l’air emprisonné dans sa coque en quelques secondes, puis descend au fond avant de démarrer son cycle. Sur les parois et la ligne d’eau, les allers-retours sont organisés et la machine reste bien plaquée contre la surface. Les brosses rouleaux frottent correctement la zone où les dépôts s’accumulent.
Sur le fond, le déplacement est régulier et les chenilles assurent une bonne stabilité. On note par moments quelques errements, le robot persistant sur une zone précise avant de reprendre une trajectoire normale. Ce comportement reste ponctuel, mais mérite d’être signalé.
Les marches constituent en revanche un point faible plus gênant. L’Ultramarine P1 ne les nettoie pas, comme le précise clairement le manuel. Il peut s’en approcher par erreur, voire tenter d’y monter et se retrouver coincé à la verticale. Ce robot convient avant tout aux piscines sans marches complexes.
La gestion des obstacles est aussi limitée. Le P1 ne possède pas de caméra, mais un capteur interne qui ne lui permet pas d’identifier les objets présents dans le bassin. Il vaut donc mieux retirer jouets et accessoires avant de lancer un cycle. En fin de session, le robot s’arrête près d’un bord et ne remonte pas à la surface : il faut le récupérer avec le crochet fourni.
- Double filtration 180 µm et 3 µm pour les débris fins comme les grosses feuilles.
- Trois modes de nettoyage : Sol, Mur et Tout.
- Autonomie de 3 h, recharge complète en environ 4 h.
- Ne prend pas en charge les marches ni les plages immergées.
- Pas de reconnaissance d’obstacles, pas de cartographie du bassin.
Un nettoyage convaincant du fond et de la ligne d’eau
L’Ultramarine P1 s’est montré efficace sur les saletés courantes. Feuilles, sable et petits débris sont correctement récupérés. La couverture du fond s’est montrée satisfaisante après 3 h de nettoyage dans notre bassin, avec l’aspiration réglée au niveau intermédiaire.
Le travail sur la ligne d’eau est plus convaincant qu’attendu. Les brosses rouleaux appuient sur la paroi et frottent correctement la zone supérieure. Le filtre fin de 3 µm constitue un vrai atout pour les particules discrètes, à condition de ne l’utiliser qu’en mode Fond comme le recommande le fabricant. Pour un bassin chargé en gros débris, le panier de 180 µm seul sera plus adapté.
Entretien et autonomie : deux filtres à gérer, trois heures de cycle
L’accès au panier se fait par le dessus : on ouvre le capot, on appuie sur le bouton de déverrouillage et on retire le bloc filtrant. L’opération est simple et un jet d’eau suffit à nettoyer le panier principal. Le filtre fin demande plus d’attention, car sa maille très serrée se colmate plus vite. Il faut le rincer soigneusement et le laisser sécher avant de remettre le robot en service.
Le filtre fin de 3 µm est par ailleurs consommable. Il est disponible à 25 € sur le site officiel et doit être remplacé après un certain nombre d’heures d’utilisation. Ce point est à intégrer dans le coût global d’usage de l’appareil.
L’autonomie annoncée de 3 h a été vérifiée lors de nos essais. C’est une durée confortable pour un bassin de taille moyenne. Le mode Sol est le moins exigeant, tandis que les modes Mur et Tout sollicitent davantage le robot. La recharge complète demande environ 4 h, ce qui est classique pour ce type d’appareil. Pour les grands bassins proches des 180 m², il faudra sans doute accepter plusieurs sessions ou privilégier les cycles ciblés.
Dans l’ensemble, l’Ultramarine P1 convient avant tout aux piscines classiques sans marches complexes. Son tarif accessible, sa double filtration et son nettoyage du fond en font une proposition sérieuse pour un premier robot de piscine sans fil. Les propriétaires de bassins avec plages immergées ou escaliers devront en revanche se tourner vers d’autres modèles.



