Il est l’un des visages les plus dynamiques de la scène culinaire italienne à Paris. Né à Naples, dans le quartier espagnol, Chef Peppe a transformé son parcours personnel en une success story impressionnante : neuf restaurants en France, plus de 200 salariés, une croissance fulgurante et une passion intacte pour l’art de la pizza. Rencontre avec un entrepreneur inspirant, qui raconte comment tout a commencé.
Vous venez de Naples, un lieu où la pizza est presque une religion. Comment cela a façonné votre parcours ?
Je viens des quartiers espagnols, au cœur de Naples. C’est un endroit vivant, authentique, brut. Ma mère vit toujours là-bas. J’ai grandi dans une famille simple, je suis fils unique et sans père. La cuisine est arrivée comme une évidence. J’aimais regarder ma mère préparer les plats du week-end. Les gestes, l’odeur, la précision… c’est ce qui m’a marqué. À 15 ans, j’ai eu la chance d’être pris dans une petite pizzeria du quartier. Je n’ai plus quitté ce métier.
Vous avez quitté Naples très jeune pour voyager. Pourquoi ce besoin de partir ?
J’ai quitté Naples à 18 ans, juste après avoir appris les bases du métier. Je suis parti à New York, puis à Malte, à Lausanne en Suisse, et enfin à Paris. Voyager m’a ouvert les yeux : tout change quand tu sors de ton environnement. Les mentalités, la rigueur, la vision du travail. Ce sont ces voyages qui m’ont formé, bien plus que n’importe quelle école.

Comment êtes-vous arrivé à Paris ?
Je suis venu pour rejoindre le groupe Big Mamma comme chef exécutif. J’ai ouvert huit restaurants avec eux. Ensuite, j’ai remporté les championnats du monde de pizza à Naples. C’est ce moment qui m’a donné le courage d’ouvrir mon premier restaurant, en 2020. En plein Covid. On a tenu grâce à l’emporté, et la première année, on a été élu meilleure ouverture. Aujourd’hui, on a neuf restaurants : huit à Paris, un à Lyon. 200 salariés. Une vraie entreprise. J’ai 38 ans et j’en suis très fier.
Votre ambition dépasse désormais le simple restaurant de quartier…
Oui, totalement. À la base, je voulais juste une petite pizzeria familiale, sans patron au-dessus de moi. Aujourd’hui, le projet a grandi. Nous ouvrons à Lille en juin, puis dans le Sud. Mon objectif est d’être présent partout en France. Mais c’est beaucoup de travail : recrutement, formation, gestion, marketing… On n’arrête jamais.

Pourquoi la pizza reste votre plat essentiel ?
Parce que la pizza, c’est le plat le plus satisfaisant au monde. Une belle pâte, des produits bruts, et tu crées quelque chose de magique. C’est ça qui m’a fait tomber amoureux de ce métier : partir de rien, mélanger farine, eau, levure… et créer quelque chose qui nourrit les gens. C’est exactement mon histoire : je viens de zéro et j’ai construit ma vie avec mes mains.
Vous aimez aussi les pâtes ?
Oui, mes préférées sont les spaghetti alle vongole. Mais la pizza reste mon plat numéro un. Même mon fils en mange trois fois par semaine !
Vous avez créé une pizza en collaboration avec Birra Moretti. Pourquoi ce choix ?
En France, on associe souvent pizza et vin. En Italie, c’est différent : la pizza, ça se mange avec une bière. Quand Moretti m’a proposé la collaboration, c’était évident. Cela correspond exactement à mon projet : amener un vrai moment italien à Paris. Une pizza, une bière, et tu es à Naples. Simple et authentique.
Pour cette création inédite, Peppe s’est pleinement inspiré de Birra Moretti pour composer une recette gourmande et généreuse : base flor di latte fumé, ragoût de boeuf longuement mijoté à la Birra Moretti et aux oignons confits, pointes de crème de carotte, chips de pecorino et basilic frais. Cette recette s’inspire de la Genovese, sauce emblématique de la cuisine napolitaine traditionnelle, ici réinterprétée sur une pizza en un jeu de savoureuses textures. La pizza Birra Moretti est à retrouver du 14 avril au 30 juin dans les restaurants Peppe Charonne, Peppe Martyrs et sur Uber Eats au prix de 18 euros.




