Au nord de Glasgow, dans un domaine de 810 hectares bordé de forêts et de sentiers sauvages, le Cromlix Cottage s’impose aujourd’hui comme l’une des adresses les plus désirables d’Écosse. Ce manoir victorien, autrefois résidence privée, rouvre ses portes en 2026 avec une ambition nouvelle – et une série documentaire pour en témoigner.
Un manoir victorien devenu hôtel de prestige
Le Cromlix Cottage naît en 1874, sous l’impulsion du capitaine Arthur Drummond. Dès l’origine, ce vaste bâtiment impose sa silhouette sur un domaine naturel d’une rare ampleur.
Plus d’un siècle plus tard, en 1981, la résidence privée se convertit en hôtel de campagne de luxe. Elle accueille alors des voyageurs en quête de calme, avec 14 chambres dont 8 suites et une première classification quatre étoiles.
Le nom lui-même porte une histoire. D’après le site de l’hôtel, il dériverait du gaélique crom leac, évoquant la courbe d’une dalle inclinée à flanc de colline. D’autres sources suggèrent un lien avec des cistes, ces sépultures de pierre anciennes, présentes non loin des lieux.
Ce poids du passé ne pèse pas sur le lieu. Au contraire, il en nourrit l’identité, mêlant héritage écossais et attention portée à la nature environnante.
Kim et Andy Murray, les architectes d’une renaissance
En 2012, après une première fermeture, Kim et Andy Murray rachètent le domaine pour 1,8 million de livres sterling, soit environ 2,1 millions d’euros. Le lieu n’est pas choisi par hasard.
Les grands-parents du tennisman, Roy et Shirley Erskine, y avaient célébré leurs noces d’argent. Le domaine a par ailleurs accueilli trois mariages au sein de la famille Murray, dont celui des nouveaux propriétaires en 2015.
Dès 2014, la maison rouvre avec cinq étoiles et 15 chambres. Kim Murray pilote le projet avec une conviction claire. Elle décrit ces années comme un chantier personnel autant qu’entrepreneurial, guidé par l’envie de bâtir une entreprise écossaise florissante et appréciée.
Dix ans après cette réouverture, le couple referme à nouveau les portes du Cromlix Cottage pour une rénovation complète. C’est ce chantier, et les histoires qui le jalonnent, que documente la série Our Scottish Hotel diffusée sur Channel 4.
Ce que l’on vit au Cromlix Cottage, concrètement
L’expérience commence dans les espaces eux-mêmes, pensés comme un prolongement du paysage. Des palettes de couleurs issues de la nature environnante structurent chaque pièce. Des compositions florales fraîches ponctuent les couloirs et les salons.
Le potager du domaine approvisionne directement la cuisine. Les menus de saison s’appuient sur ces récoltes, dans une logique de proximité qui se ressent dans l’assiette.
Sur le domaine vivent des ruches, des poules, des cerfs et des écureuils. Des sentiers forestiers traversent la propriété. Et, fidèle à l’histoire sportive de ses propriétaires, deux terrains de tennis sont accessibles aux hôtes.
Le chef exécutif James Mearing compose un menu dégustation en huit temps, à 150 livres sterling par personne, soit environ 179 euros. Un accord mets et vins s’ajoute pour 95 livres sterling supplémentaires, soit environ 113 euros.
Les tarifs du Cromlix Cottage pour planifier son séjour
Pour une nuit en juillet, les prix varient selon la chambre choisie. Voici les options disponibles à cette période.
- Estate Room – environ 700 livres sterling (836 euros) la nuit
- Laurel Gaet Lodge – environ 900 livres sterling (1 075 euros) la nuit
- Junior Suite – environ 900 livres sterling (1 075 euros) la nuit
- Garden Suite – environ 900 livres sterling (1 075 euros) la nuit
- Turret Suite – la plus belle chambre de la maison, autour de 2 030 euros la nuit
Ces tarifs reflètent un positionnement assumé, celui d’un hôtel qui ne cherche pas à séduire tout le monde. L’hôtel cible des voyageurs qui privilégient l’espace, le silence et le rapport à la nature plutôt qu’une ville animée.
Car c’est bien cela que le Cromlix Cottage vend en premier lieu. Non pas un service hôtelier classique, mais une immersion dans un domaine écossais préservé, porté par une famille qui l’a fait sien bien avant d’en être propriétaire.




