Six ans de collaboration, 73 looks et une fête d’adieu dans un club milanais : Glenn Martens a choisi de quitter Diesel par la grande porte, sans nostalgie ni discours solennel. Le défilé printemps-été 2027, présenté à Milan le 22 septembre 2026, marque la fin d’un chapitre particulièrement fructueux pour la griffe de denim italienne.
Une séparation annoncée, une fête assumée
Quelques jours avant le show, la marque confirmait officiellement le départ prochain de son directeur artistique. Pourtant, pas question de laisser planer une atmosphère de deuil sur ce dernier défilé. Glenn Martens l’a dit clairement dans sa note d’intention : chez Diesel, la fête passe avant tout. Ce principe a guidé chaque choix de cette collection finale.
Le créateur belge a donc orchestré son ultime performance dans un club milanais, cadre idéal pour célébrer à la fois son départ et l’énergie qui a toujours caractérisé la marque. Car cette saison porte une double signification : elle salue six années de travail commun et ouvre simultanément un nouveau chapitre pour la griffe.
Liberté et sensualité au cœur de la collection printemps-été 2027
Pour cette dernière carte blanche, Martens a choisi d’aller au bout de l’identité de Diesel : la sensualité assumée, sans compromis. La garde-robe printanière s’articule autour de pièces fortes et directes. Booty shorts, chemisiers glissés dans les soutiens-gorge et vestes en cuir sans manches composent l’essentiel du vestiaire.
La peau occupe une place centrale dans cette proposition. Des découpes surprenantes et des décolletés plongeants révèlent le corps, non pas comme une provocation, mais comme une affirmation. L’idée défendue est simple : l’homme et la femme Diesel sont seuls décisionnaires de ce qui peut ou non être considéré comme trop sexy. Ni conventions ni diktats extérieurs ne tiennent face à cette liberté revendiquée.
- Booty shorts comme pièce phare de la silhouette printanière
- Chemisiers portés glissés dans les soutiens-gorge
- Vestes en cuir sans manches pour structurer les looks
- Découpes surprenantes qui révèlent la peau
- Décolletés plongeants intégrés à l’ensemble de la collection
Six ans de succès commercial derrière cette dernière salve
Le bilan de Glenn Martens à la tête de Diesel est loin d’être anodin. En six années de collaboration, le styliste belge a contribué à un regain de succès commercial notable pour la marque. Ses inventions créatives ont redonné à la griffe italienne une visibilité et une désirabilité que l’industrie a reconnues.
Ce contexte rend d’autant plus significatif le choix de conclure sur une collection aussi affirmée. Plutôt que de ménager les sensibilités ou de livrer une collection de transition, Martens a poussé jusqu’au bout la logique qui a fait son succès : une mode directe, incarnée, qui ne demande pas la permission.
Un nouveau chapitre s’ouvre pour la griffe italienne
Au-delà de l’adieu, ce défilé printemps-été 2027 fonctionne aussi comme un acte fondateur. En célébrant la liberté comme valeur centrale, Martens laisse à la marque un héritage clair. La double célébration qu’il a voulue, celle de la liberté individuelle et celle du renouveau à venir, dessine les contours de ce que Diesel pourrait continuer à incarner après lui.
Pour les amateurs de la marque, cette collection constitue donc bien plus qu’un simple défilé de fin de mandat. Elle résume une vision cohérente, portée pendant six saisons, et offre une dernière démonstration de ce que signifie habiller des individus qui n’ont de comptes à rendre qu’à eux-mêmes.




