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Cinq tables où déjeuner pendant la Fashion Week Paris entre deux défilés

FreshMagazine - Cinq tables où déjeuner pendant la Fashion Week Paris entre deux défilés

Chaque année, la Fashion Week Paris transforme la capitale en un théâtre d’une intensité rare. Entre deux défilés, la question du repas devient presque aussi stratégique que le placement au premier rang.

Quand la Fashion Week Paris dicte le rythme des tables

Du 30 septembre au 6 octobre 2026, la tribu internationale de la mode investit Paris. Chauffeurs agacés, attachées de presse à bout de souffle et créateurs en reconnaissance de territoire constituent le décor habituel de cette grande réunion saisonnière.

Or, entre deux livraisons de moodboards, il faut bien manger. Cinq adresses parisiennes répondent à cette contrainte avec des arguments solides, du 1er au 16e arrondissement.

Brach Paris et Loulou, deux visions opposées du repas mode

Au 1-7 rue Jean Richepin, dans le 16e, le Brach s’impose d’abord par sa démesure visuelle. Philippe Starck a converti un ancien centre de tri postal en hôtel de luxe de 110 couverts, avec une immense fresque au plafond signée Ara Starck, des totems, du cuir et du chêne clair mêlés en un capharnaüm savamment orchestré.

Derrière un comptoir ouvert de vingt mètres, le chef Adam Bentalha envoie une cuisine méditerranéenne solaire. Houmous piqué de citron caviar, focaccias escortées de mozzarella de bufflonne et épaule d’agneau confite au zaatar composent une carte d’une franchise absolue, à partir de 15 euros les entrées.

À l’autre bout de Paris, Loulou fête ses dix ans au cœur du jardin du Carrousel, ancré au 107 rue de Rivoli. La maison, créée par Gilles et Claire Malafosse puis reprise par le groupe Barrière, s’est offert un nouveau bar dessiné par Joseph Dirand, désormais accessible par le jardin.

En salle et sous de larges parasols blancs face à la tour Eiffel, le chef Benoît Dargère déroule une cuisine méditerranéenne lisible, construite sur des produits d’une fraîcheur solide et une huile d’olive solaire. Les entrées débutent à 22 euros, les plats à 29 euros.

Trois adresses pour chaque profil pendant la Fashion Week Paris

Pour qui veut déjeuner vite sans sacrifier la qualité, Frida x Homer Lobster propose la réponse la plus directe. Dans la cour intérieure de la Maison Barrière Vendôme, au 17 rue du Mont-Thabor dans le 1er, on s’affale dans de larges banquettes imprimées à l’abri du bruit de la ville.

La brioche toastée arrive dorée, garnie d’une chair de homard tiède bien assaisonnée, accompagnée de frites croustillantes. Le lobster roll démarre à 28 euros – l’addition pique, pourtant le calme absolu de cette terrasse ombragée justifie la dépense.

  • Brach Paris – ambiance festive et cosmopolite, cuisine levantine, à partir de 15 € en entrée
  • Loulou – terrasse face aux Tuileries, cuisine méditerranéenne, à partir de 22 € en entrée
  • Frida x Homer Lobster – cour d’hôtel confidentielle, lobster rolls à partir de 28 €
  • Kinugawa Rive Gauche – rooftop avec vue tour Eiffel, cuisine fusion japonaise, à partir de 8 € en entrée
  • Les Deux Magots – terrasse mythique Saint-Germain, brasserie parisienne, à partir de 16 € en entrée

Kinugawa Rive Gauche, le rooftop nippon au-dessus des toits

Au sommet de l’Hôtel Sax, 55 avenue de Saxe dans le 7e, Kinugawa Rive Gauche offre 180 couverts dans un décor sculpté par Laurent Pelemourgue. Velours orange brûlée, marbre minéral et bois cannelé se fondent sous une lumière presque dorée qui bascule vers l’esprit d’un jardin suspendu.

La terrasse flanque une vue directe sur la tour Eiffel. En assiette, le black cod mariné au miso fond avec une douceur sirupeuse caractéristique, tandis que le tartare de thon piqué de caviar offre une attaque iodée immédiate. Les entrées débutent à 8 euros, les plats à 33 euros.

Les Deux Magots, la terrasse de Saint-Germain pour la semaine mode

Place Saint-Germain-des-Prés, la terrasse des Deux Magots reste le théâtre le plus théâtral de la Fashion Week parisienne. Mannequins entre deux courses et jeunes créateurs venus faire leurs gammes y côtoient un public international dans un brouhaha où les verres de sancerre tintent sans relâche.

La carte déroule un classique parisien solide. La blanquette de veau hommage à Boris Vian, le tartare de bœuf charolais à la chapelure croquante ou le filet de bœuf au poivre répondent pour les repas assis. Pour aller plus vite, le club sandwich au saumon fumé d’Écosse Prunier et le croque-monsieur tradition permettent de tenir le rythme des défilés.

Par ailleurs, les escargots sauvages de Bourgogne, le foie gras de canard sur toasts Poilâne et le tarama Prunier constituent les incontournables à partager pour ceux qui viennent autant pour le rituel que pour l’assiette. Les entrées débutent à 16 euros, les plats à 23 euros, au 6 place Saint-Germain-des-Prés.

Ces cinq adresses dessinent ainsi une cartographie précise du Paris gourmand pendant la Fashion Week, de la cour feutrée du 1er arrondissement à la fresque démesurée du 16e, en passant par le rooftop du 7e et la terrasse historique du 6e. Chacune propose une réponse différente à la même contrainte du défilé qui attend.