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Voyage

Ce village de Bourgogne médiéval à 1h15 de Dijon rejoint les Plus Beaux Villages de France

Ce village de Bourgogne médiéval à 1h15 de Dijon rejoint les Plus Beaux Villages de France

Perché sur les hauteurs de la vallée du Serein, un village de Bourgogne vient de rejoindre le cercle très fermé des Plus Beaux Villages de France. Ce bourg médiéval de l’Yonne, Montréal, obtient ainsi une distinction qui change concrètement le regard porté sur cette partie souvent oubliée de la région.

Un label conquis au terme d’un vote national

La Commission qualité et labellisation du réseau s’est réunie à Blesle, en Haute-Loire, ce samedi 26 septembre 2026. Elle a voté en faveur de l’entrée de Montréal aux côtés de Marols, dans la Loire.

Désormais, le réseau rassemble 186 villages répartis dans 14 régions et 72 départements. Par ailleurs, quinze villages déjà membres ont vu leur propre label renouvelé lors de cette même session.

Pour l’Yonne, cette reconnaissance prend une valeur particulière. Montréal devient ainsi le troisième village du département à obtenir le label, après Noyers-sur-Serein et Vézelay.

À peine 1h15 de Dijon pour rejoindre ce village de Bourgogne

Montréal se situe à une dizaine de kilomètres d’Avallon et à environ soixante kilomètres au sud-est d’Auxerre. Par conséquent, les habitants de la Côte-d’Or peuvent envisager cette destination comme une escapade simple sur une journée complète.

Le bourg domine la vallée du Serein depuis ses hauteurs. Dès l’arrivée, cette position surélevée offre un cadrage naturel sur les paysages verdoyants de l’Yonne.

Pierre, remparts et stalles sculptées au cœur du village de Bourgogne

Parcourir Montréal à pied reste la meilleure façon d’en saisir l’épaisseur historique. La rue principale et les ruelles secondaires concentrent des demeures datant du 15e au 17e siècle, avec leurs pierres, leurs escaliers étroits et leurs puits anciens.

En haut du village, la collégiale Notre-Dame occupe une place à part. Construite au 12e siècle par les seigneurs de Montréal, elle incarne la transition entre l’art roman bourguignon et le gothique naissant.

Au 19e siècle, Eugène Viollet-le-Duc a conduit sa restauration. À l’intérieur, des stalles en bois sculpté du 16e siècle attirent l’attention, et le réseau des Plus Beaux Villages de France les cite parmi les points forts du site.

  • Des maisons en pierre des 15e-17e siècles le long des ruelles
  • Des puits anciens qui ponctuent le bourg
  • La porte d’En-Bas et la porte d’En-Haut, deux passages classés monuments historiques depuis 1923
  • Des portions de remparts, des tours et les restes d’un ancien poste de guet
  • Des stalles en bois sculpté du 16e siècle dans la collégiale Notre-Dame

Les fortifications racontent un passé de place forte

Montréal a longtemps fonctionné comme un bourg défensif. Deux portes encadraient autrefois l’ensemble, la porte d’En-Bas et la porte d’En-Haut, toutes deux classées monuments historiques depuis 1923.

Ces deux passages faisaient partie d’un système défensif organisé en plusieurs enceintes. Encore aujourd’hui, des tronçons de remparts, des tours et les vestiges d’un ancien poste de guet restent visibles dans le village.

Depuis ces hauteurs, le regard s’étend sur la vallée du Serein et sur les collines alentour. Cette vue constitue, en soi, un motif pour prolonger la balade bien après la visite du patrimoine bâti.

Descendre vers le Serein pour compléter la journée

L’office de tourisme de l’Yonne propose un itinéraire qui relie Noyers à Montréal. Cet itinéraire inclut une pause à l’aire de détente des Antes, au bord du Serein.

Autour du village de Bourgogne, plusieurs chemins de randonnée passent sous les anciens remparts. Le Serein attire également les amateurs de pêche, qui y trouvent un cadre calme loin de l’agitation des grandes routes touristiques.

Cette combinaison, patrimoine médiéval en altitude puis promenade au fil de l’eau, fait de Montréal une escale capable de remplir une journée entière. On repart vers Dijon avec, dans les yeux, la silhouette d’un bourg perché sur sa colline et la lumière douce d’une rivière bourguignonne.