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Ce jardin secret du Prince de Galles à Paris devient la terrasse la plus convoitée de l’été 2026

FrenchMag - Ce jardin secret du Prince de Galles à Paris devient la terrasse la plus convoitée de l'été 2026

Au coeur du 8e arrondissement de Paris, le Prince de Galles cache une cour que personne ne devine depuis le trottoir. Cet été 2026, le Patio de cet hôtel de l’avenue George V rouvre avec une identité visuelle et gastronomique qui mérite qu’on s’y attarde.

Un palace né en 1929, une adresse qui compte aujourd’hui

Le Prince de Galles a ouvert ses portes en 1929. Il appartient à la collection Luxury Collection et propose 115 chambres et 44 suites, dont la célèbre Suite Lalique. L’hôtel abrite aussi le bar et restaurant 19.20 by Norbert Tarayre, inauguré en 2023, ainsi que le restaurant Akira Back.

Ainsi, le Prince de Galles réunit sous un même toit plusieurs adresses gastronomiques distinctes. Pourtant, c’est le Patio – cette cour intérieure invisible depuis la rue – qui concentre, chaque été, l’essentiel de l’expérience estivale. Car ce jardin enclos fonctionne comme un monde à part, séparé du bruit des Champs-Elysées par quelques mètres à peine.

L’Art déco marque le lieu dans ses moindres détails : lignes nettes, mosaïques, jeux de matières. Pour la saison 2026, le Prince de Galles choisit de prolonger cet héritage plutôt que de le masquer. Le thème retenu – l’Art déco et le voyage – renvoie directement aux années 1930, quand cette esthétique regardait déjà vers l’ailleurs.

Ce que la carte raconte du Sud

La cuisine du Patio s’organise autour du partage et des escales méditerranéennes. On trouve ainsi une burratina des Pouilles relevée d’huile d’olive citronnée, un poulpe rôti à la braise avec des tomates anciennes, une pissaladière caramélisée et des gambas en tempura. La maison y glisse aussi ses signatures, du Lobster Roll Riviera aux desserts qui ferment le voyage sur une note nostalgique.

De plus, la carte croise mezzés orientaux et classiques revisités. Ce n’est donc pas un menu figé, mais une invitation à composer son repas comme on ferait escale dans un port du Sud. Le Prince de Galles ne cherche pas à situer géographiquement la table : il suggère une Méditerranée imaginaire, sans jamais la nommer trop fort.

La scénographie : ocres, palmiers et lumière changeante au Prince de Galles

La palette choisie pour le Patio du Prince de Galles cet été repose sur des ocres, des teintes terracotta et des verts profonds. Des palmiers dessinent une verticalité douce. La végétation dense se referme sur elle-même et crée une impression d’oasis urbaine, suggérée plutôt qu’affirmée.

La lumière joue un rôle central dans ce décor. Elle se déplace au fil des heures et fait basculer le lieu d’une clarté vibrante en milieu de journée vers des teintes plus intimes au crépuscule. En effet, c’est ce glissement progressif qui donne au Patio son caractère : le même espace change d’atmosphère sans que rien ne soit déplacé.

La scénographie convoque donc une géographie imaginaire. Elle ne copie pas le Sud, elle le filtre à travers l’esthétique Art déco du Prince de Galles, ce qui produit quelque chose de plus intéressant qu’une simple reconstitution.

Les cocktails, ou comment le soir prend le relais

La carte des boissons du Patio prolonge la logique du décor. On y trouve un Spritz Riviera, un Negroni méditerranéen aux amertumes plus aromatiques, un Martini basilic et agrumes et un Bellini à la pêche blanche. Les compositions sans alcool obéissent à la même exigence de structure et de précision.

Ainsi, le passage du jour à la nuit ne rompt pas le fil de l’expérience. La carte des cocktails du Prince de Galles se lit comme une extension de l’esthétique Art déco : contrastes maîtrisés, forme claire, résultat net. Le Patio change de registre à la tombée du jour, mais reste cohérent avec ce qu’il proposait depuis le matin.

Ce que cet espace dit du luxe à la parisienne au Prince de Galles

Le Patio du Prince de Galles ne s’annonce pas depuis l’avenue George V. Rien, depuis le Triangle d’Or, ne signale cette cour intérieure. Cette discrétion fait partie du lieu au même titre que ses mosaïques ou ses palmiers d’été. Car le Prince de Galles choisit ici un luxe qui ne se démontre pas : il se loge dans la lenteur, dans la lumière et dans la qualité de ce qu’on mange ou boit.

Ce modèle d’hospitalité parisienne reste sensible et sans ostentation. Le Patio fonctionne comme une chambre d’air arrachée au tumulte d’une des avenues les plus fréquentées de Paris. On peut s’y trouver à deux pas des Champs-Elysées et pourtant se sentir à l’abri du regard de la rue.

Les scénographies estivales changent d’une année à l’autre, mais la cour du Prince de Galles, elle, demeure. C’est peut-être là sa valeur la plus durable : un jardin que Paris garde pour ceux qui savent le chercher, où l’Art déco, près d’un siècle après sa naissance, continue de faire de l’ombre une matière à part entière.