Un dimanche matin à Paris, et l’envie d’un brunch de palace parisien s’impose comme une évidence. Cet automne 2026, trois grandes maisons réinventent ce moment de la semaine en proposant bien plus qu’un simple repas dominical.
Le dimanche autour d’une table italienne ou parisienne
Deux adresses se partagent les dimanches parisiens avec des partis pris radicalement différents. D’un côté, Il Ristorante – Niko Romito au Bvlgari Hotel Paris, avenue George V dans le 8e, structure sa table autour d’un format en cinq temps.
Le repas démarre par des œufs préparés à la minute selon les envies de chaque convive. Puis viennent les antipasti au buffet, les pâtes de saison servies directement à table, et enfin le choix entre la pêche du jour et une belle pièce de viande.
Le parcours s’achève dans une salle dédiée aux desserts, pensée comme un buffet à part entière. Ce format en cinq actes dure de 12h30 à 15h30, ce qui laisse le temps de véritablement s’installer et de faire une pause dans le rythme du week-end.
De l’autre côté de la Seine, Le Meurice, rue de Rivoli dans le 1er arrondissement, joue la carte du classique parisien revisité. Le brunch s’ouvre sur les viennoiseries et les jus de fruits ou légumes frais, avant de dérouler charcuteries maison, produits de la mer et salades composées.
Un plat chaud au choix et une sélection de fromages affinés précèdent le moment attendu par beaucoup. Cédric Grolet, chef pâtissier de la maison, signe en personne les créations sucrées qui closent le repas, dont les fruits sculptés qui ont fait la réputation du lieu.
Le service du Meurice court de 12h45 à 14h15, ce qui en fait une option plus cadencée. Ceux qui préfèrent s’attarder trois heures autour d’une table trouveront davantage leur compte avenue George V.
Le samedi sous le signe de Canton, au Peninsula Paris
Le restaurant LiLi du Peninsula Paris, avenue Kléber dans le 16e, réserve ses samedis midi à un voyage culinaire cantonais. Le décor s’inspire des opéras chinois, et des notes d’un instrument traditionnel accompagnent le repas en fond de salle.
Le buffet propose les créations de la maison, mais c’est surtout le dispositif en live qui distingue cette adresse. On peut observer la préparation minute des dim sum et la découpe du canard laqué selon les gestes hérités de la tradition.
Un bar à thé invite à la pause entre deux assiettes. Par ailleurs, le kombucha en libre-service de la marque parisienne Archipel apporte une note plus légère et contemporaine à l’ensemble.
Le service court de 12h à 14h, chaque samedi. Ce format resserré rend l’expérience plus intense, presque théâtrale, à l’image du décor qui l’accueille.
Brunch de palace parisien, comment choisir selon ses envies
- Pour un samedi en immersion cantonaise – LiLi, The Peninsula Paris, 19 avenue Kléber, 75116 Paris, de 12h à 14h
- Pour un dimanche à l’italienne en tout décontract – Il Ristorante – Niko Romito, Bvlgari Hotel Paris, 30 avenue George V, 75008 Paris, de 12h30 à 15h30
- Pour un dimanche autour des créations sucrées de Grolet – Le Meurice, 228 rue de Rivoli, 75001 Paris, de 12h45 à 14h15
- Pour un spectacle culinaire en direct – La découpe du canard laqué et les dim sum préparés minute au LiLi
- Pour le format le plus long – Le Bvlgari propose trois heures à table, contre une heure trente au Meurice
Ce que ces trois tables disent du brunch de palace parisien en 2026
Ces trois maisons partagent un même point de départ, mais défendent des expériences bien distinctes. Chacune structure sa table autour d’un geste fort, qu’il soit culinaire, culturel ou pâtissier.
Au LiLi, c’est le spectacle vivant qui prime, avec la musique et les préparations en direct. Au Meurice, c’est la séquence classique du repas parisien, rehaussée par la pâtisserie de Cédric Grolet. Au Bvlgari, c’est la durée et la progression en cinq temps qui définissent le rythme.
Ces formats montrent que le brunch de palace parisien ne se résume plus à un buffet généreux. Or chaque maison y insuffle désormais une identité propre, un récit, presque une dramaturgie de table.
Dès lors, choisir son adresse revient moins à choisir ce qu’on mangera qu’à choisir dans quelle atmosphère on passera son samedi ou son dimanche matin. Les palaces parisiens ont compris que le temps passé à table est lui-même la proposition.



