Imaginez sortir de chez vous avec une coiffure qui semble à peine travaillée, et pourtant attirer tous les regards. C’est exactement ce que promettent les coupes de cheveux tendances de l’automne-hiver 2026-2027, portées sur les podiums de Fendi, Chanel, Prada ou encore Rabanne. Entre désordre assumé et élégance sans effort, la saison froide réinvente les codes capillaires.
Le grand retour du volume et des boucles hors normes
Si une seule image devait résumer l’esprit capillaire de cet hiver, ce serait celle de Tina Turner dans les années 1980. Les boucles reviennent en force, mais dans une version gonflée, aérienne, presque crêpée, où la définition parfaite n’est plus l’objectif. Chez Etro, le revival eighties est pleinement assumé avec un volume spectaculaire. Rabanne mise sur un résultat naturellement vaporeux, baby hair inclus.
Chloé propose, de son côté, des chevelures composées de boucles à l’effet nuage, comme si elles avaient été brossées jusqu’à presque perdre leur forme. Zimmermann cherche à tempérer l’exubérance grâce à des effets graphiques ultra-sleek aux racines. La règle unique de cette tendance : oublier toutes les règles habituelles du cheveu bouclé, y compris les frisottis.
Accessoires royaux et chignons effet lifting : quand la rigueur s’invite
Face au désordre revendiqué, une esthétique plus disciplinée trouve aussi sa place parmi les coupes de cheveux tendances de la saison. Les chignons ultra-tirés, aux racines plaquées et brillantes, produisent un léger effet lifting qui soulève les pommettes et souligne la mâchoire. Roberto Cavalli et Chanel s’inspirent de la danse classique avec des chignons sans raie, tandis que Saint Laurent structure le sien d’une raie latérale sophistiquée. Salvatore Ferragamo propose une version plus graphique, avec quelques mèches qui s’échappent légèrement.
Pour compléter ces coiffures soignées, les podiums affichent un désir net d’accessoires dignes des têtes couronnées. Nœuds, serre-têtes, voilettes, chouchous XXL et filets à chignons envahissent les défilés. Chez Vivetta, un bandeau noué façon garçonne encercle la tête. Luisa Beccaria associe un maxi chouchou à un fascinator très british. Ermanno Scervino ajoute des voilettes recouvrant le visage, et Paul Costelloe enveloppe les chignons de filets pour qu’ils ne bougent pas d’un millimètre.
- Chignons lifting : racines plaquées, brillantes, sans baby hair qui s’échappe
- Boucles XXL : volume maximal, effet années 1980, frisottis acceptés
- Mèches tempétueuses : mèches souples encadrant le visage, entre négligé et sophistiqué
- Ondulations bedhead : effet saut du lit, brillance et santé des longueurs non négociables
- Tresses décoiffées : alternative ludique à la queue-de-cheval, déclinable à l’infini
La queue-de-cheval basse et les tresses, nouvelles reines du quotidien
Parmi les tendances coupes de cheveux les plus accessibles de la saison, la queue-de-cheval basse s’impose comme un uniforme capillaire. Sa force réside dans sa simplicité d’exécution. Victoria Beckham et Lanvin la déclinent dans une version ultra-clean, quand Prada et Dior préfèrent une interprétation plus décoiffée, presque échevelée. Le principe du less is more n’a jamais semblé aussi pertinent.
La tresse décoiffée s’affirme, elle, comme l’alternative plus ludique à la queue-de-cheval. Zendaya, lors de la tournée promotionnelle de L’Odyssée, en a offert une illustration parfaite : des mèches de devant retombant librement, des ondulations douces légèrement défaites, le tout rassemblé dans une tresse presque déstructurée. Chloé la dissimule au milieu de longueurs gonflées, Laura Biagiotti la propose dans sa forme la plus classique sans jamais la rendre trop stricte. Missoni et Tory Burch, en revanche, optent pour des doubles tresses ou des tresses partant de racines extra-sleek.
Mèches tempétueuses et ondulations : l’esthétique du beau désordre
L’influence du film Hurlevent, réalisé par Emerald Fennell et sorti en février dernier, semble peser sur ces coupes de cheveux tendances de l’hiver. Le personnage de Catherine Earnshaw, incarné par Margot Robbie, inspire directement des mèches souples et imparfaites qui s’échappent des coiffures pour encadrer le visage. Fendi les interprète dans une version chic avec des attaches basses aux ondulations crantées. Missoni les décline sur cheveux lisses, toujours prêts à se libérer. Vivetta convoque l’imaginaire des grands romans du XIXe siècle avec de petites boucles dorées encadrant le visage.
Les ondulations prolongent cette même dualité entre côté sauvage et romantisme. Elles incarnent le style bedhead, ce résultat vécu qui fuit les appareils chauffants et la définition parfaite. Pourtant, elles ne renoncent pas à une élégance détendue : la brillance et la santé des longueurs restent non négociables, même dans le plus grand des désordres apparents. Rabanne, Missoni, Boss et Gabriela Hearst déclinent chacun à leur façon ces coupes de cheveux tendances qui refusent de choisir entre la rigueur et la liberté. Car c’est précisément dans cette tension que réside toute la séduction de la saison.




