Imaginez accéder, loin des circuits touristiques habituels, à des salles du palais des Doges que la plupart des visiteurs ne verront jamais. C’est précisément ce que propose le Gritti Palace, palace à Venise installé sur le Grand Canal, en associant séjour de luxe et engagement patrimonial concret. Une formule rare, qui donne à l’expérience hôtelière une dimension bien au-delà du confort.
Un palace à Venise ancré dans l’histoire de la cité
Le Palazzo Gritti a ouvert ses portes à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, ses 88 chambres abritent des œuvres d’art, du mobilier ancien, des tapis d’époque et des tableaux de maître. Parmi eux, un portrait du doge Andrea Gritti peint par Titien, qui a retrouvé la demeure familiale après être passé par Sotheby’s à Londres. Ce retour symbolique illustre la volonté de l’établissement de renouer avec son identité d’origine.
Pour certaines chambres, la maison de tissus Rubelli a retissé des pièces historiques d’une grande beauté. Chaque détail témoigne d’un souci de cohérence entre le lieu et son patrimoine. Ce palace à Venise ne se contente donc pas d’offrir un cadre somptueux : il en préserve activement la mémoire.
Des visites exclusives au cœur des chantiers de restauration
C’est sans doute l’aspect le plus singulier de ce que propose cet établissement. Marco Lorenzo, directeur marketing de l’hôtel, résume l’ambition : rendre à Venise une partie de ce qu’elle offre. Concrètement, les clients bénéficient de visites très privilégiées sur des sites restaurés, inaccessibles au grand public dans ces conditions.
Le chantier achevé ce printemps de la Sala delle Quattro Porte (Salle des Quatre Portes) du palais des Doges en est l’exemple le plus frappant. Un guide privé conduit les visiteurs par des coursives invisibles, loin des flux touristiques, jusqu’à cette pièce ornée d’un plafond de Tintoret. En son centre, Zeus tient la main de Vénus, entouré de divinités célébrant la gloire de Venise. Le Gritti a financé la restauration de la Porta del Senato, l’une des quatre portes, ainsi que la création d’un atelier d’artisans d’art visible sur place.
Ce type d’accès illustre comment un palace à Venise peut devenir un acteur direct de la sauvegarde de la cité, et pas seulement un spectateur de son rayonnement. L’automne, période où la ville retrouve son calme après les foules estivales, est particulièrement propice à ces visites.
Ce que l’hôtel offre concrètement à ses clients
- Visites patrimoniales offertes avec le séjour, à partir de 1 000 € la nuit pour deux personnes
- Accès privé à la Sala delle Quattro Porte du palais des Doges via des coursives réservées
- Découverte de l’atelier d’artisans d’art en activité sur le site restauré
- Visite du jardin secret du couvent de l’église du Très Saint-Rédempteur sur l’île de la Giudecca
- Ateliers culinaires dans une cuisine dédiée, suivis d’un dîner au Club del Doge
Un jardin secret sur l’île de la Giudecca
Le soutien du Gritti s’étend aussi à des lieux moins connus. Sur l’île de la Giudecca, le jardin potager du couvent de l’église du Très Saint-Rédempteur, adossé à un édifice religieux construit par Palladio, figure parmi les endroits les plus secrets de Venise. Ouvert au public très récemment, ce jardin d’un hectare réunit un potager, un jardin de fleurs et un espace consacré aux plantes médicinales.
Propriété des Franciscains, qui y résident encore, ce lieu a été retracé dans son état d’origine grâce à la Venice Gardens Foundation. On peut même s’y restaurer légèrement sous une pergola en forme de double croix. Une partie des produits du potager rejoint ensuite la table du Club del Doge, le restaurant de ce palace à Venise, dirigé par le chef Alberto Fol.
La table du Gritti, prolongement naturel de cet engagement
Le restaurant Club del Doge incarne lui aussi cette cohérence entre lieu et territoire. Les ateliers culinaires organisés dans une cuisine dédiée permettent aux clients de s’initier avant de passer à table. Le dîner se tient dans la salle basse, dont les murs tendus de soie sauvage et l’éclairage subtil créent une atmosphère d’un autre temps.
De fait, ce palace à Venise construit une expérience globale : chaque élément, de la chambre au restaurant en passant par les visites patrimoniales, s’inscrit dans une même logique d’ancrage dans la ville. Le Comité français pour la sauvegarde de Venise, qui fête cette année ses 60 ans, et la fondation américaine Save Venice participent à ce même mouvement de préservation auquel l’hôtel s’associe de près.




