Ce week-end, des portes que l’on croit définitivement closes s’ouvrent grand : ministères, palais institutionnels, ambassades et grandes cours de justice accueillent le public pour les Journées du Patrimoine 2026, les 19 et 20 septembre 2026 à Paris et en Île-de-France. Cette 43e édition offre une occasion rare de pénétrer dans des lieux habituellement inaccessibles, au cœur même du pouvoir républicain.
Des institutions de la République enfin accessibles
Pour cette édition des Journées du Patrimoine 2026, ce ne sont pas les musées ou les châteaux qui retiennent l’attention en premier lieu. Ce sont les sièges du pouvoir. Le Palais de l’Élysée, l’Assemblée nationale et le Sénat – Palais du Luxembourg ouvrent leurs portes, tout comme le Petit Luxembourg et les serres du Jardin du Luxembourg. Une programmation incontournable pour qui souhaite comprendre le fonctionnement des institutions françaises.
Du côté des ministères, le programme est tout aussi dense. L’Hôtel de Roquelaure, siège du ministère de la Transition Écologique, l’Hôtel de Villeroy pour le ministère de l’Agriculture, l’Hôtel de Beauvau pour le ministère de l’Intérieur, l’Hôtel de Brienne pour le ministère des Armées, et l’Hôtel de Bourvallais pour le ministère de la Justice participent tous à l’événement. Le ministère de l’Économie et des Finances à Bercy et le ministère de la Culture au Palais-Royal complètent ce panorama exceptionnel.
Le Quai d’Orsay, siège du ministère des Affaires étrangères, propose lui aussi un programme inédit. Son château de la Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, ouvre également ses portes pour le week-end.
Cours de justice, académies et grandes écoles au programme
Au-delà des ministères, les Journées du Patrimoine 2026 donnent accès à des institutions judiciaires et académiques rarement visitées. Le Conseil d’État au Palais-Royal, le Conseil constitutionnel, la Cour des Comptes, la Cour d’appel de Paris sur l’île de la Cité, le Tribunal judiciaire de Paris conçu par Renzo Piano et le Tribunal de Commerce ouvrent leurs portes avec des visites commentées.
Du côté des grandes écoles et des institutions du savoir, la liste est tout aussi impressionnante. L’École Polytechnique à Palaiseau, le Collège de France, la Sorbonne, le lycée Henri IV, le lycée Janson-de-Sailly, le lycée Chaptal, le lycée Voltaire et l’Institut national du service public (ex-ENA) participent à cette édition. L’Institut de France et l’École Nationale Supérieure d’Architecture complètent ce volet académique.
- Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État au Palais-Royal, sur réservation à partir du 1er septembre 2026
- La Banque de France à l’Hôtel de Toulouse dans le 1er arrondissement, le samedi 19 septembre uniquement
- L’Assemblée nationale – Palais Bourbon et Hôtel de Lassay, sur inscription obligatoire
- L’Hôtel de Ville de Paris, en visite libre et gratuite les deux jours
- Le Tribunal judiciaire de Paris, tour de 160 mètres signée Renzo Piano, dans le 17e arrondissement
- L’Institut Pasteur, pour les passionnés de sciences, les 19 et 20 septembre
Ambassades et résidences diplomatiques, des joyaux méconnus
Les Journées du Patrimoine 2026 révèlent aussi un Paris diplomatique souvent ignoré. L’Ambassade de Suisse dévoile l’hôtel de Besenval, une demeure du 18e siècle nichée dans le 7e arrondissement. L’Hôtel de Charost, résidence de l’ambassadeur du Royaume-Uni, accueille les visiteurs sur réservation le samedi 19 septembre. L’Hôtel d’Avaray, résidence de l’ambassadeur des Pays-Bas dans le 7e arrondissement, est également accessible, sur réservation.
D’autres ambassades participent à l’événement : celles de Lituanie, d’Indonésie, de Bulgarie, de Roumanie, d’Italie, de la République tchèque et du Pérou ouvrent leurs portes pour des visites exceptionnelles. L’Hôtel de Noirmoutier, résidence officielle du Préfet d’Île-de-France, rejoint cette liste le samedi 19 septembre.
Conseils pratiques pour profiter de ces ouvertures exceptionnelles
Ces lieux attirent chaque année un public très nombreux. Pour les sites les plus prisés, une inscription préalable est indispensable : c’est notamment le cas pour l’Assemblée nationale, le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel, la Banque de France ou encore l’Hôtel de Charost. Pour d’autres, comme la Cour des Comptes ou l’Hôtel de Ville de Paris, l’accès est libre et gratuit, sans réservation.
Pour ceux qui ne parviennent pas à obtenir une réservation, se présenter tôt le matin reste une option. Certains sites acceptent les visiteurs sans inscription selon les disponibilités. En dehors de Paris, des programmes riches sont aussi prévus en Île-de-France, notamment à Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Gif-sur-Yvette, Bois-Colombes, Vitry-sur-Seine et Aubervilliers. Cette édition des Journées du Patrimoine 2026 s’étend donc bien au-delà des frontières de la capitale.




