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Cachée rue François Miron, cette maison secrète s’ouvre aux Journées du Patrimoine 2026

Cachée rue François Miron, cette maison secrète s'ouvre aux Journées du Patrimoine 2026

Vous êtes peut-être passé devant des dizaines de fois sans jamais vous y arrêter. Pourtant, au cœur du Marais, rue François Miron dans le 4e arrondissement, se cache un bâtiment qui traverse les siècles en silence. À l’occasion des Journées du Patrimoine 2026 à Paris, la Maison d’Ourscamp ouvre ses portes gratuitement les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, de 11h à 18h.

Un lieu chargé d’histoire, du Moyen Âge à la Renaissance

La Maison d’Ourscamp, aussi appelée Maison de l’Ours, est l’un des rares endroits de la capitale où deux grandes périodes architecturales coexistent dans un même bâtiment. Son histoire commence en 1248, lorsque les moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame d’Ourscamp, située près de Noyon dans l’Oise, reçoivent un terrain en donation. Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, ils y font construire leur maison de ville.

Ce bâtiment entièrement en pierre leur sert alors à stocker les récoltes et les produits de l’abbaye, qu’ils revendent ensuite sur les marchés parisiens. Il comprend un cellier d’environ 200 m², une salle à piliers en rez-de-chaussée et un étage. Avec le temps, les moines louent une partie des lieux à des marchands et des artisans.

Les façades symétriques en pierre de taille, elles, datent de la fin du XVIe siècle. On y repère des lucarnes à pilastres et triglyphes, caractéristiques du style Renaissance. Ce mélange entre le gothique médiéval du sous-sol et l’élégance Renaissance des façades fait de la Maison d’Ourscamp un vestige rare dans le paysage parisien.

Ce que vous allez voir lors de la visite guidée

Lors de ces journées du patrimoine parisiennes, des bénévoles de l’association Paris historique proposent des visites commentées gratuites. Le parcours comprend deux espaces distincts et complémentaires.

  • Le cellier gothique, conservé en sous-sol, organisé autour de trois nefs voûtées d’ogives
  • Les six piliers ornés de chapiteaux géométriques qui structurent cet espace médiéval
  • Un escalier pris dans l’épaisseur même de la maçonnerie, logé dans l’un des murs latéraux
  • Les vestiges d’une grande cheminée et une partie du dallage d’origine du rez-de-chaussée
  • La courette à pans de bois, autre témoin de l’architecture ancienne du bâtiment

Chaque détail de la visite raconte une époque. Le cellier gothique, en particulier, impressionne par sa sobriété et sa solidité. Ses voûtes d’ogives retombent sur des piliers aux chapiteaux géométriques, dans un espace qui a traversé plus de sept siècles sans perdre son caractère.

Une maison sauvée de justesse au XXe siècle

Au début du XXe siècle, la Maison d’Ourscamp se retrouve dans une situation critique. Elle est classée dans l’îlot insalubre 16, l’un des 17 îlots insalubres identifiés à Paris à cette période. La dégradation du bâtiment se poursuit durant la première moitié du siècle, et la démolition semble inévitable.

C’est l’association Paris historique qui sauve le lieu in extremis. En 1964, elle en fait son siège. Depuis, la maison accueille un centre d’information, une bibliothèque, une photothèque consultable sur place, et sert de point de départ à certaines activités de l’association. Ce sauvetage donne aujourd’hui tout son sens à la visite : sans cette intervention, le cellier gothique et les façades Renaissance auraient disparu.

Informations pratiques pour les Journées du Patrimoine 2026 à Paris

La visite est gratuite et ouverte à tous, y compris en famille. Elle se déroule les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, de 11h à 18h. La Maison d’Ourscamp se trouve rue François Miron, dans le 4e arrondissement, accessible par les stations de métro Saint-Paul, Hôtel de Ville ou Pont-Marie.

La réservation est obligatoire. Les inscriptions ouvrent à partir du 1er septembre sur le site de l’association Paris historique. Pour ces Journées du Patrimoine 2026 à Paris, c’est donc une sortie à planifier dès le début du mois. La 43e édition de cet événement national est l’occasion idéale pour (re)découvrir des lieux que l’on croise sans vraiment les voir. La Maison de l’Ours en est l’exemple parfait.