Deux nouveaux villages rejoignent la carte des plus beaux villages de France ce week-end du 26 septembre 2026, et leurs noms méritent d’être retenus par tous ceux qui cherchent une escapade loin du bruit.
Quand la pierre et l’art font un village digne du label
Au sud des monts du Forez, entre Montbrison et Saint-Étienne, Marols (Loire) s’impose d’abord par sa matière première. La pierre granitique y dicte l’architecture entière du village, façade après façade.
Or cette pierre n’est pas inerte. Des artistes et des artisans d’art s’en emparent aujourd’hui, insufflant une vitalité économique concrète à ce bâti historique.
Marols porte aussi les marques de la période médiévale. Une porte fortifiée et une église romane fortifiée forment un ensemble que la commission a jugé remarquablement cohérent.
La commission Qualité et labellisation a notamment salué l’homogénéité du bâti traditionnel. Elle a aussi reconnu la politique volontariste menée par la municipalité, en matière de patrimoine comme de dynamisme artistique.
Ce label arrive après seize ans d’attente depuis la première candidature de la commune. Marols devient ainsi le deuxième plus beau village de France du département de la Loire, aux côtés de la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez.
Montréal dans l’Yonne, là où la Bourgogne révèle son visage médiéval
À environ soixante kilomètres au sud-est d’Auxerre, Montréal (Yonne) compose un tableau d’une tout autre nature. Cependant, lui aussi s’ancre profondément dans le Moyen Âge.
Sa collégiale du 12e siècle attire d’abord le regard. Puis, à l’intérieur, les stalles en bois du 16e siècle frappent par leur richesse sculptée, dans un espace qui mêle silence et lumière filtrée.
Les vestiges des fortifications encadrent encore le village. Par ailleurs, des demeures datant du 15e au 17e siècle ponctuent les ruelles, aux côtés de nombreux puits qui rythment le tissu urbain.
Depuis les remparts de cette ancienne place forte, la vallée du Serein s’offre dans toute sa verdeur. C’est précisément cet ensemble bâti et naturel qui a convaincu la commission à l’unanimité.
Montréal offre ainsi à l’Yonne son troisième village labellisé, après Noyers et Vézelay. Dès lors, le département s’affirme comme l’un des plus riches de Bourgogne en matière de patrimoine labellisé.
186 villages et un référentiel exigeant derrière le label Plus beaux villages de France
Le réseau Les plus beaux villages de France ne s’ouvre pas facilement. En effet, plus de 30 critères servent de référentiel à chaque évaluation, couvrant le patrimoine, l’architecture, la vitalité locale et la qualité de la mise en valeur.
C’est la commission Qualité et labellisation de l’association qui statue. Elle examine chaque candidature à l’aune de ces critères, sans concession sur l’homogénéité ni sur la politique communale.
Après l’intégration de Marols et de Montréal, le réseau rassemble désormais 186 communes labellisées à travers tout le territoire français. Ce chiffre témoigne d’une sélection progressive et rigoureuse, construite village par village.
Ce que ces deux nouvelles entrées des Plus beaux villages de France changent concrètement pour le voyageur
Pour le voyageur qui planifie une route des plus beaux villages de France, ces deux adresses ouvrent deux itinéraires distincts et complémentaires. D’un côté, la Loire et ses pierres volcaniques ; de l’autre, la Bourgogne et sa douceur de vivre médiévale.
Marols invite à longer les façades granitiques du Forez, à chercher les ateliers d’artisans actifs dans le village. C’est un village vivant, pas un décor figé.
Montréal, en revanche, propose une promenade plus contemplative. On longe les remparts, on plonge le regard sur la vallée du Serein, on entre dans la collégiale pour mesurer la qualité des stalles en bois sculptées il y a cinq siècles.
- Marols (Loire) – entre Montbrison et Saint-Étienne, 2e village labellisé du département
- Sainte-Croix-en-Jarez – chartreuse, premier plus beau village de la Loire
- Montréal (Yonne) – 3e village labellisé de l’Yonne, ancienne place forte
- Noyers et Vézelay – les deux villages yonnais labellisés avant Montréal
Le label porte aussi une responsabilité pour les communes concernées. Car rejoindre ce réseau signifie s’engager dans la durée, maintenir les standards qui ont justifié la reconnaissance.
Marols l’a compris en seize ans d’efforts constants avant d’y parvenir. Cette patience dit quelque chose de la rigueur du processus, et de la valeur réelle du label pour les territoires qui l’obtiennent.



