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Vilebrequin confie sa collection Été 2026 à Fabrice Hyber pour transformer le maillot en œuvre d’art vivante

Vilebrequin confie sa collection Été 2026 à Fabrice Hyber pour transformer le maillot en œuvre d'art vivante

Pour sa collection Été 2026, Vilebrequin invite l’artiste Fabrice Hyber à investir ses toiles de bain. La griffe tropézienne délaisse l’ornement pur pour une immersion dans le « POF » (Prototype d’Objet en Fonctionnement) et la croissance organique. Cette collaboration marque un tournant dans la manière dont la Maison relie art contemporain et vestiaire balnéaire.

Le rhizome comme fil conducteur de la collection

Le travail de Fabrice Hyber sur le costume de bain n’est pas une simple application de motifs. Il s’agit d’une transposition de son système de pensée : le rhizome. Ainsi, chaque pièce porte une logique interne, celle d’un réseau vivant et en expansion.

Sur les pièces de cette première édition, on retrouve les tracés caractéristiques de l’artiste. Des formes cellulaires, des flèches suggérant un cycle de recyclage infini et des êtres hybrides composent cet univers graphique. Ces signes ne sont pas décoratifs ; ils traduisent une vision du monde.

Le vert occupe une place centrale dans cette collection. C’est la couleur de prédilection de Hyber, qui a semé des centaines de milliers d’arbres dans sa vallée vendéenne depuis 1995. Ce liant chromatique interroge, de fait, notre rapport à l’environnement.

Une impression au service du trait original

La reproduction du dessin de Hyber repose sur une technique de haute précision. Celle-ci permet de conserver la vibration des couleurs et la finesse du trait original. Rien n’est sacrifié au passage d’un support à l’autre.

Les imprimés sont appliqués sur les coupes classiques de la Maison. Les tissus utilisés sont techniques, résistants au sel et au chlore. Ils deviennent ainsi des supports de diffusion de l’œuvre hors des institutions muséales.

« Peu importe la matérialité de l’œuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements. »

Du musée à la plage : l’art en usage actif

En migrant de la toile de lin au nylon de bain, le travail de l’artiste quitte la contemplation silencieuse pour l’usage actif. Le corps devient, par conséquent, un territoire d’expression. Le maillot n’est plus seulement un vêtement ; c’est une interface.

Cette démarche s’inscrit dans l’héritage de Vilebrequin. La Maison a déjà collaboré avec Virgil Abloh ou Alex Israel, utilisant le vêtement comme un vecteur de culture nomade. De plus, le costume de bain devient ici un point d’interaction entre le corps et un écosystème de signes issus des neurosciences et de l’astronomie.

  • Motifs rhizomiques : formes cellulaires, flèches et êtres hybrides issus du vocabulaire graphique de Hyber
  • Couleur verte dominante, en lien avec l’engagement environnemental de l’artiste depuis 1995
  • Impression haute précision pour préserver la finesse du trait original
  • Tissus techniques résistants au sel et au chlore pour un usage balnéaire actif
  • Une seconde série d’imprimés déjà prévue pour 2027, signe d’une collaboration pensée sur le temps long

Le costume de bain de Vilebrequin quitte ainsi le registre de la tendance saisonnière. Il porte désormais un récit dense, ancré dans une réflexion sur le vivant et le cycle naturel. Pourtant, cette densité ne nuit pas à la lisibilité des pièces ; elle les enrichit.

Une collaboration pensée dans la durée

Cette rencontre entre Vilebrequin et Hyber souligne une volonté de pérennité. Une pièce que l’on conserve non pour sa tendance, mais pour la densité du récit qu’elle transporte. C’est là une posture rare dans le vestiaire balnéaire.

Une seconde série d’imprimés est déjà prévue pour 2027. Ainsi, la collaboration ne se limite pas à un effet de capsule éphémère. Elle s’inscrit dans un dialogue continu entre la Maison et l’artiste.

Un vêtement qui transporte un écosystème de signes

Le POF, ou Prototype d’Objet en Fonctionnement, est au cœur de la démarche de Hyber. En passant sur le nylon, ce concept prend une dimension nouvelle. Le vêtement fonctionne, au sens littéral : il déclenche des comportements.

La griffe tropézienne confirme, par cette collaboration, son positionnement singulier. Vilebrequin ne suit pas les codes de la mode balnéaire classique ; la Maison les réinterprète à travers le prisme de l’art contemporain. En revanche, le savoir-faire technique reste intact, au service de l’œuvre.

Les signes issus des neurosciences et de l’astronomie que Hyber intègre à ses tracés traversent ainsi les frontières institutionnelles. Portés sur une plage ou au bord d’une piscine, ils continuent de fonctionner. C’est précisément ce que Vilebrequin et Fabrice Hyber ont voulu construire ensemble.