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Sa robe Chanel à 30 000 sequins vole la vedette au tapis rouge de Venise 2026

Sa robe Chanel à 30 000 sequins vole la vedette au tapis rouge de Venise 2026

Trente mille sequins cousus à la main, des centaines d’heures de travail et une silhouette qui a figé les photographes sur le tapis rouge de la Mostra de Venise 2026 : la robe Chanel portée par Bhavitha Mandava pour la première du film Mr Nelson, Did You Kill People? de Shin’ya Tsukamoto a immédiatement été saluée comme le look le plus marquant de la soirée.

Un chef-d’œuvre de broderie signé par l’atelier Lesage

Derrière l’éclat de cette robe Chanel se cache un travail artisanal colossal. L’atelier Lesage, maison de broderie de la maison, a consacré 1 250 heures à la confection de la pièce. Chaque détail a été pensé pour évoquer une créature marine émergeant des profondeurs.

La robe est ornée de 30 000 sequins bombés en forme de cœur, disposés en dégradé du bleu ciel irisé au turquoise profond. Cet effet chromatique crée l’illusion d’une peau scintillante de sirène sortant de l’eau. Les volants, eux, concentrent 96 000 sequins ovales supplémentaires dans les mêmes tonalités aquatiques, amplifiant encore la sensation de mouvement et de profondeur.

Il s’agit du look de clôture de la collection Croisière 2027 de Chanel, présentée le 28 avril 2026 à Biarritz. Mandava a complété cette tenue d’une broche camélia en sequins bleus et verts, ainsi que de boucles d’oreilles en métal doré et résine rouge.

  • 30 000 sequins bombés en forme de cœur, en dégradé bleu ciel irisé au turquoise profond
  • 96 000 sequins ovales sur les volants, dans les mêmes tonalités aquatiques
  • 1 250 heures de broderie réalisées par l’atelier Lesage
  • Broche camélia en sequins bleus et verts en accessoire
  • Boucles d’oreilles en métal doré et résine rouge

Bhavitha Mandava, une trajectoire hors du commun

Pour comprendre ce que représente cette apparition, il faut revenir sur le parcours de la jeune femme de 26 ans, diplômée de NYU. En 2024, un directeur artistique la repère à la station Atlantic Terminal. Ce moment fondateur débouche sur une invitation au défilé Métiers d’Art 2026 de Chanel, où elle devient le premier mannequin indien à ouvrir un défilé de la maison.

Ce défilé, organisé dans une station de métro désaffectée, reconstituait symboliquement les circonstances de cette rencontre initiale. Le directeur artistique Matthieu Blazy y présentait une tenue qu’il décrivait comme une interprétation haute couture du pull zippé au quart et du jean que Mandava portait lors de leur première rencontre.

Ce contexte éclaire d’un autre jour la polémique qui avait entouré sa tenue au Met Gala 2026. Alors que certains internautes raillaient ce qui leur semblait être un simple haut zippé et un jean, la pièce était en réalité confectionnée en organza de soie sur mesure, un tissu dont la légèreté exige un savoir-faire rare. La robe Chanel de Venise marque donc une continuité dans cette relation forte entre la maison et la mannequin.

Une présence qui dépasse le glamour du tapis rouge

Mandava aborde cette ascension avec une lucidité qui tranche avec l’effervescence médiatique. Avant le Met Gala, elle confiait à la directrice de la rubrique mode de l’édition britannique de Vogue, Alice Newbold, son désir d’être pleinement présente plutôt que de vivre les événements de l’extérieur. Elle reconnaissait ne pas encore trouver les mots pour décrire ce qu’elle ressentait, estimant que certaines émotions ne prennent forme qu’une fois l’événement passé.

Car porter une robe Chanel de cette envergure sur un tapis rouge international, c’est aussi envoyer un message. En mai dernier, Mandava évoquait les jeunes filles brunes qui pourraient la voir et ressentir, même de façon infime, que quelque chose a changé dans leur perception de ce qu’elles peuvent accomplir. Elle ajoutait avoir elle-même été cette fille, sans en avoir pleinement conscience à l’époque.

Cette création Chanel incarne donc bien plus qu’un exploit technique. Elle cristallise, à travers ses milliers de sequins cousus un à un, une trajectoire personnelle et un symbole de représentation que Mandava porte avec sincérité.