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Artistes / Culture

Philippe Lacheau et Franck Dubosc : « Faire rire pour redonner de l’espoir »

Faire rire pour aider les enfants touchés par le cancer et leurs familles : c’est toute la raison d’être de Rire pour Rêver. Après une première édition en 2025, le spectacle caritatif de l’association Princesse Margot a retrouvé le Casino de Paris le 28 septembre 2026. Autour de Philippe Lacheau, parrain de l’association, Anne Roumanoff, Franck Dubosc, Philippe Caverivière, Jeff Panacloc, Nino Arial, Tony Saint Laurent ou encore Nash ont répondu présent pour transformer l’humour en formidable élan de solidarité. Quelques instants avant de monter sur scène, Philippe Lacheau et Franck Dubosc se sont confiés au micro du journaliste Yanis Bargoin pour Epicurisme Mag. Un entretien croisé autour de leur engagement, de ces familles auxquelles ils souhaitent offrir une parenthèse d’évasion, mais également de leurs prochains projets au cinéma et à la télévision.

 

Yanis Bargoin : Philippe, vous êtes le parrain de Princesse Margot. Comment votre histoire avec l’association a-t-elle commencé ?

Philippe Lacheau : C’est venu assez naturellement. Je voyais passer des choses concernant Princesse Margot sur les réseaux sociaux, puis j’ai été invité à une soirée caritative. J’y ai rencontré Muriel, la présidente de l’association. Nous nous sommes rapprochés progressivement. Elle m’a invité à d’autres événements et nous avons appris à nous connaître.

Lorsqu’elle m’a proposé de devenir parrain et, quelque part, ambassadeur de l’association, j’ai tout de suite accepté. J’en étais très fier. C’est une association qui ne peut que toucher : elle accompagne des enfants malades et leurs familles et essaie de ramener un peu de bien-être et de sourire dans leur quotidien.

 

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Franck, qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre cette nouvelle édition de Rire pour Rêver ?

Franck Dubosc : Je connais Princesse Margot depuis un moment. Rien que les mots « enfants malades » sont tellement difficiles à entendre que lorsqu’on vous demande de venir donner un coup de main, d’être présent sur une affiche pour attirer le plus de monde possible et récolter davantage de fonds, c’est impossible de dire non.

Au départ, je leur ai quand même dit : « Je veux bien venir, mais je ne joue plus sur scène, alors qu’est-ce que je vais faire ? Je n’ai plus de sketch ! » Et puis je me suis dit que j’allais y aller et qu’on verrait bien.

 

Que réserve justement Franck Dubosc au public du Casino de Paris ?

Franck Dubosc : Dans un ancien spectacle, j’avais un passage dans lequel je parlais de mes enfants. Je vais donc reprendre certaines anecdotes que j’aime raconter et essayer de faire sourire le public avec cela.

Je n’avais pas forcément le temps d’écrire quelque chose de totalement nouveau spécialement pour la soirée. Et écrire pour un événement comme celui-ci peut aussi être délicat parce qu’on ne sait jamais exactement comment les choses vont être reçues. J’ai donc choisi de raconter des choses personnelles que je connais bien.

 

Philippe, vous êtes davantage habitué aux plateaux de cinéma qu’à la scène. Quel est votre rôle ce soir ?

Philippe Lacheau : Justement, je ne suis pas vraiment un homme de scène. Je sais écrire des histoires et les raconter à travers des fictions et des films. Mais ce soir, nous avons surtout la chance d’avoir énormément d’artistes très talentueux qui ont accepté de venir régaler le public.

Il y a Franck Dubosc, Anne Roumanoff, Philippe Caverivière, Jeff Panacloc et beaucoup d’autres. C’est génial. Les spectateurs participent à une bonne cause et, en plus, je pense qu’ils vont vraiment profiter du spectacle. C’est un gros show d’environ deux heures avec énormément de talents. C’est véritablement joindre l’utile à l’agréable.

 

Vous connaissez personnellement une grande partie des artistes présents ?

Philippe Lacheau : Oui, à part quelques artistes que je connais un peu moins, nous nous connaissons presque tous. Cela fait vraiment plaisir de voir tout le monde répondre présent pour une bonne cause.

C’est quelque chose qui fait chaud au cœur.

 

Vous avez également rencontré certains des enfants accompagnés par Princesse Margot…

Philippe Lacheau : Oui. J’en ai rencontré plusieurs lors des galas, mais certains sont également venus sur mes tournages.

Par exemple, lorsque nous tournions Marsupilami, qui est justement un film qui s’adresse beaucoup aux enfants, certains sont venus nous rendre visite aux studios de Bry-sur-Marne. Nous leur avons montré le Marsupilami, son fonctionnement, les coulisses… Ils ont pu découvrir l’envers du décor. C’était très chouette de partager cela avec eux.

Rire pour Rêver est un spectacle humoristique, mais il y a aussi beaucoup d’émotion derrière cette soirée…

Philippe Lacheau : Énormément. L’année dernière déjà, j’avais trouvé la soirée très riche en émotions, notamment lors du final.

Ce qui me touche particulièrement, c’est aussi le regard de Muriel et de son mari pendant ces événements. Margot était leur fille et elle est partie beaucoup trop tôt. Lorsqu’ils voient le nom de leur fille affiché dans Paris et tout un spectacle qui lui est, d’une certaine manière, dédié, l’émotion est forcément très forte.

À la fin, lorsque nous nous retrouvons tous ensemble sur scène pour chanter, je vois bien les larmes dans leurs yeux. Et cette émotion, forcément, se transmet à tout le monde.

 

Franck, avez-vous également eu l’occasion de rencontrer des enfants malades au cours de vos différents engagements ?

Franck Dubosc : Oui. J’en avais notamment rencontré lorsque j’étais parrain du Téléthon. Nous allions voir des enfants à l’hôpital. Cela m’arrive aussi dans le sud de la France avec d’autres associations.

Mais aller voir des enfants malades, c’est très dur. Nous, nous nous demandons parfois ce que nous pouvons réellement leur apporter. Ils ne nous connaissent d’ailleurs pas forcément tous.

Et puis on réalise que nous aidons également les parents. Notre présence peut leur faire sentir qu’ils ne sont pas seuls. Finalement, aider les parents est aussi extrêmement important. Je suis père moi-même et je sais que si l’un de mes enfants était gravement malade, j’aurais probablement besoin d’autant de soutien que lui.

 

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Est-ce aussi ce qui explique votre fidélité à Princesse Margot ?

Franck Dubosc : Oui. Cela faisait déjà plusieurs fois qu’ils me sollicitaient et je n’avais pas toujours pu être présent à cause de mon emploi du temps.

Mais ils sont tenaces ! Et cette ténacité prouve surtout à quel point ils croient à ce qu’ils font et à la cause pour laquelle ils se battent.

Il existe évidemment beaucoup d’associations et il faut parfois choisir les causes auxquelles on peut consacrer du temps. Princesse Margot fait partie de celles auxquelles je suis attaché.

 

Vous soutenez tous les deux d’autres causes. Comment choisissez-vous vos engagements ?

Philippe Lacheau : Les enfants malades, évidemment, c’est quelque chose qui touche profondément. Mais il y a énormément d’autres causes importantes. La recherche contre Alzheimer me tient par exemple beaucoup à cœur, tout comme les maladies neurologiques.

Lorsque je participe à certaines émissions de télévision et qu’il est possible de gagner de l’argent pour une association, cela permet aussi d’en soutenir d’autres.

On aimerait qu’un jour toutes ces associations n’aient plus besoin d’exister, parce que cela voudrait dire que tout le monde va bien.

Franck Dubosc : Il y a effectivement différents combats qui me touchent. Je pense aussi à l’association d’Olivier Goy et à son combat autour de la maladie de Charcot.

On peut aider de différentes manières. Parfois, c’est en donnant de l’argent. À d’autres moments, on offre quelque chose qui sera vendu aux enchères. Et ce soir, nous donnons simplement un peu de notre temps en montant sur scène.

Quand on est connu, cela reste finalement assez facile de donner quelque chose. Le plus difficile, c’est de réussir à mobiliser les autres. Si nous sommes nombreux à apporter chacun un petit quelque chose, cela finit par avoir un véritable impact.

 

Philippe, quel rôle le rire peut-il réellement jouer face à des situations aussi difficiles ?

Philippe Lacheau : L’espoir est fondamental. Il faut pouvoir se raccrocher à quelque chose, sinon il ne reste plus rien.

Une soirée comme celle-ci permet justement aux familles de s’évader pendant quelques heures, de sourire et de rire. Et ça, ça n’a pas de prix.

 

Philippe, après Rire pour Rêver, quels sont les prochains projets de Philippe Lacheau ?

Philippe Lacheau : Il y aura notamment une prochaine édition de LOL : Qui rit, sort !. Je n’ai pas encore la date et je ne connais même pas l’ensemble des artistes qui participeront, mais un tournage est prévu avant la fin de l’année.

J’ai également un prochain film qui doit se tourner en début d’année. Il y a donc pas mal de choses à venir et de quoi s’occuper !

Et après Marsupilami, le cinéma reste donc au centre de vos projets ?

Philippe Lacheau : Oui, complètement. Il y a encore des projets en préparation et un prochain tournage prévu. Mais certaines choses sont encore trop tôt pour être dévoilées précisément.

 

Franck, vous êtes de votre côté en plein montage de votre prochain film ?

Franck Dubosc : Oui, je suis actuellement en train de monter mon prochain film, 5H48 : Place des Martyrs. Il sortira le 10 novembre 2027.

J’ai également d’autres films que j’ai tournés et qui sortiront avant, mais je n’ai pas forcément encore toutes les dates.

La sortie française de 5H48 : Place des Martyrs est effectivement annoncée pour le 10 novembre 2027. Réalisé par Franck Dubosc et coécrit avec Sarah Kaminsky, le film réunit notamment Catherine Frot, Benoît Poelvoorde, Vincent Macaigne, Sarah Suco et Denis Podalydès.

Entre réalisation, cinéma et humour, avez-vous toujours envie de revenir sur scène ?

Franck Dubosc : Pour le moment, je ne suis justement plus vraiment sur scène. C’est pour cela que cette soirée est particulière pour moi. Je n’arrive pas avec un nouveau spectacle ou un sketch spécialement écrit.

Mais lorsqu’il s’agit d’une soirée comme celle-ci, je viens avec plaisir. Donner quelques minutes sur scène, pour nous, ce n’est finalement pas grand-chose. Si cela permet d’aider, alors évidemment qu’il faut le faire.

 

S’il fallait finalement retenir une seule chose de Rire pour Rêver ?

Philippe Lacheau : L’espoir. Voir des familles sourire, rire et réussir à s’évader pendant une soirée est essentiel. C’est aussi pour cela que nous sommes tous là.

Franck Dubosc : Et se rappeler que chacun peut apporter quelque chose. Nous, ce soir, c’est quelques minutes sur scène. D’autres vont aider autrement. Mais lorsque tout le monde participe, c’est là que cela prend tout son sens.

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princessemargot.org
Article Epicurisme Mag