Vous hésitez encore entre une peau lumineuse et un fini mat, des lèvres discrètes ou une bouche affirmée ? Les tendances make-up de cette rentrée 2026 tranchent clairement : place aux contrastes, aux volumes et aux textures travaillées. Sam Visser, Global Make-up Artist pour YSL Beauté, qui a maquillé des personnalités comme Dua Lipa et Bella Hadid, identifie trois directions fortes qui s’imposent sur les shootings et les défilés.
Des lèvres en volume, une technique presque invisible
Parmi les tendances make-up les plus visibles en ce moment, les lèvres en trois dimensions occupent une place centrale. Sam Visser confie les réaliser sur presque tous ses shootings, preuve que cette approche s’est solidement installée dans les pratiques professionnelles. On a d’ailleurs pu observer cette technique lors d’un récent défilé Gucci.
Le principe repose sur la superposition de plusieurs teintes. Une première couleur pose la forme de la bouche, puis une nuance plus profonde vient sculpter du relief. Le résultat est pourtant loin du contour très marqué des années 90 : tout se joue dans la subtilité. Pour Sam Visser, cette façon de travailler les lèvres reste fondamentalement naturelle, même si l’effet final est clairement structuré.
Ce qui distingue cette méthode, c’est précisément son caractère presque imperceptible. Le maquillage est là, il construit du volume, mais il ne s’impose pas au regard. C’est cette discrétion dans l’exécution qui rend la technique accessible et adaptable à de nombreux profils.
Le smoky eye revisité, sans chercher la perfection
Le smoky eye reste un incontournable des tendances make-up selon Sam Visser, même si les ghost lashes, c’est-à-dire le fait de ne pas porter de mascara, gagnent du terrain depuis l’engouement autour d’une mise en beauté de Zendaya. Pour lui, les deux approches peuvent coexister, mais le regard fumé garde toute sa pertinence.
Sa vision du smoky s’éloigne cependant du modèle classique. Il privilégie des lignes plus libres, moins rigides, et joue avec une palette élargie : noir, gris, bleu, mais aussi d’autres couleurs selon l’envie. L’objectif n’est pas de reproduire un résultat parfait, mais d’adapter le look à ce qui fait se sentir belle chaque personne.
Pour celles que le fard noir intimide, il propose une règle simple : construire progressivement. Ajouter la matière petit à petit, bien la travailler, et surtout commencer léger avant d’intensifier. Cette approche par étapes permet de garder le contrôle et d’éviter un résultat trop chargé dès le départ.
- Commencer avec une quantité légère de fard avant d’intensifier
- Travailler la matière progressivement pour un rendu maîtrisé
- Varier les couleurs au-delà du noir classique : gris, bleu, autres teintes
- Adapter le smoky à ce qui fait se sentir belle, sans chercher la perfection
Tendances make-up 2026 : le teint se travaille par zones
La question du teint concentre aussi une évolution notable dans les tendances make-up actuelles. Fini l’uniformité d’une seule texture sur l’ensemble du visage : Sam Visser observe une peau très travaillée, mais de façon stratégique, en associant zones glowy et zones matifiées.
Concrètement, certaines parties du visage restent lumineuses tandis que d’autres, notamment sous les yeux, sont volontairement matifiées. Ce jeu de contrastes permet de redessiner subtilement les volumes sans que le maquillage ne soit visible. L’idée est d’obtenir une peau qui semble naturellement parfaite, comme si aucun produit n’avait été appliqué.
Cette technique ne s’applique pas de la même manière sur tous les types de peau. Si le centre du visage a tendance à briller, Sam Visser le matifie tout en conservant des contours lumineux. À l’inverse, sur une peau sèche, il apporte davantage de brillance. Chaque visage appelle donc une lecture personnalisée.
La préparation de la peau, étape indissociable du résultat
Avant même de sortir le fond de teint, Sam Visser accorde une importance particulière à la préparation. Hydratation profonde, massage du visage et travail des contours font partie intégrante de sa routine. Pour lui, cette étape conditionne directement la qualité du rendu final.
Il va jusqu’à dire que lorsqu’il n’a pas le temps de masser le visage, il a l’impression qu’il manque une partie du maquillage. Le massage aide à réveiller la peau et à mieux faire ressortir sa structure naturelle. C’est donc un geste concret, pas un simple rituel, qui influe directement sur la façon dont les produits s’appliquent et tiennent.
Ces tendances make-up partagent toutes un fil conducteur : le maquillage perfectionne sans s’imposer. Qu’il s’agisse du teint, des lèvres ou des yeux, le mot d’ordre reste le même selon Sam Visser – faire ce qui fait se sentir belle, et non reproduire un idéal figé.




