Cinq montres, des prix allant de 86 000 à 200 000 euros, et une décision qui change tout : pour la première fois depuis la création de son mécanisme Spin Time en 2009, Louis Vuitton intègre cette complication dans sa collection permanente. Une rupture nette avec quinze ans d’éditions limitées.
De l’édition limitée à la collection permanente : ce que cela signifie concrètement
Depuis 2009, le mécanisme Spin Time n’avait existé que sous forme d’éditions limitées, commercialisées sous le nom Tambour Taiko Spin Time. C’est Michel Navas et Enrico Barbasini, cofondateurs de La Fabrique du Temps Louis Vuitton, qui en sont les créateurs. Désormais, cinq références rejoignent la ligne permanente de la maison, rebaptisée Tambour Spin Time.
Cette information a été relayée début septembre par plusieurs titres spécialisés. Pourtant, au moment de la rédaction de cet article, le site officiel de la maison présentait encore la génération précédente comme une édition limitée. Il convient donc d’aborder cette annonce avec la prudence habituelle pour une communication encore très récente.
Cinq références, deux formats, une même réserve de marche
Les cinq montres se répartissent en deux familles selon leur boîtier. D’abord, deux modèles en 39,5 mm, étanches à 100 mètres et animés par le calibre ST13.01. La version Green adopte un boîtier en or blanc 18 carats avec un cadran vert soleillé sablé. L’Australia’s Opal, en or rose, associe un cadran en opale australienne à des saphirs baguette en serti.
Ensuite, trois références Air en 42,5 mm, étanches à 50 mètres, dont la construction ajourée laisse le mécanisme visible en suspension. L’Air Blue, en or blanc à cadran ajouré bleu, embarque le calibre ST12.01. L’Air Antipode Blue ajoute une fonction heure mondiale sur ce même calibre, affichant vingt-quatre fuseaux horaires par paires de villes antipodales. Enfin, l’Air Flying Tourbillon Salmon, en platine 950 à cadran saumon mat, intègre un tourbillon volant à une minute dont la cage prend la forme d’une fleur du monogramme, sur le calibre LFT ST05.01. Toutes les références partagent une réserve de marche de 45 heures.
- Green : or blanc 18 carats, cadran vert soleillé sablé, 39,5 mm, 86 000 euros
- Australia’s Opal : or rose, opale australienne, saphirs baguette, 39,5 mm, 190 000 euros
- Air Blue : or blanc, cadran ajouré bleu, 42,5 mm, 95 000 euros
- Air Antipode Blue : or blanc, heure mondiale 24 fuseaux, 42,5 mm, 120 000 euros
- Air Flying Tourbillon Salmon : platine 950, tourbillon volant, cage fleur monogramme, 42,5 mm, 200 000 euros
Un mécanisme inspiré des panneaux d’aéroport
L’idée du Spin Time serait née de l’observation des anciens panneaux à palettes des aéroports. La maison a traduit cette inspiration en douze cubes disposés en couronne autour du cadran. Chacun est relié par un bras au mouvement central.
Au changement d’heure, le cube actif pivote de 90 degrés et disparaît du champ de vision, tandis que la face du cube suivant vient afficher la nouvelle heure. Les minutes, elles, se lisent de façon classique grâce à une aiguille centrale. Ce principe mécanique, inchangé dans son esprit depuis 2009, est ainsi porté pour la première fois par des références destinées à rester au catalogue de Louis Vuitton sans limite de production annoncée.
Des tarifs qui reflètent la complexité des calibres
La fourchette de prix est large et directement liée aux complications embarquées. La version Green constitue le point d’entrée à 86 000 euros. L’Air Blue s’établit à 95 000 euros, tandis que l’Air Antipode Blue, avec sa fonction heure mondiale, atteint 120 000 euros. L’Australia’s Opal, dont le cadran en opale australienne et le serti de saphirs baguette justifient le positionnement, est proposée à 190 000 euros. C’est l’Air Flying Tourbillon Salmon, avec son tourbillon volant en platine 950, qui culmine à 200 000 euros.
Pour un amateur qui souhaitait acquérir un Spin Time sans se limiter à une fenêtre d’édition spéciale, ce passage en collection permanente représente donc un changement de taille. La maison ouvre ainsi l’accès à ce mécanisme de façon continue, sur cinq déclinaisons couvrant des niveaux de complication et des matières très différents.




