Et si les nouvelles découvertes cinéma se faisaient loin de l’agitation des grandes villes ? Du 30 septembre au 4 octobre 2026, Brides-les-Bains a accueilli une pseudo deuxième édition du Festival du Film Francophone d’Angoulême. Au programme : films primés, avant-premières et rencontres, dans le décor singulier d’une station savoyarde.

©Christophe Stramba-Badiali
Il y a des festivals que l’on associe spontanément aux salles obscures des grandes villes, aux files d’attente qui n’en finissent pas et aux projections qui s’enchaînent à un rythme effréné. À Brides-les-Bains, ça a pris une autre tournure. Nichée au cœur des Alpes, la station thermale accueille chaque année une déclinaison du Festival du Film Francophone d’Angoulême, avec l’ambition de faire vivre les films au-delà de leur première rencontre avec le public.
Du 30 septembre au 4 octobre, le Cinéma Le Doron a ainsi ouvert ses portes aux cinéphiles de passage comme aux habitués de la station. Une occasion de retrouver plusieurs œuvres remarquées à Angoulême, mais aussi de découvrir des films en avant-première et d’échanger avec celles et ceux qui les font exister à l’écran.
Les films qui ont marqué Angoulême reprennent vie en Savoie
L’intérêt de ce rendez-vous vient d’abord dans sa sélection. Plutôt que de proposer un programme 100% inédit, Brides-les-Bains prolonge l’élan du festival charentais en remettant à l’affiche les films qui ont retenu l’attention du jury et du public. Comme une seconde chance de (re)découvrir certaines œuvres, ou de les regarder sous un autre angle, loin de l’effervescence de leur première présentation.

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La programmation 2026 faisait notamment la part belle aux films distingués lors du palmarès d’Angoulême, avec plusieurs prix consacrés à l’interprétation, à la mise en scène, au scénario et à la musique. Parmi les titres annoncés figuraient Changer l’eau des fleurs, Affaire Marie-Claire, 10% Le film, Ni vue ni connue et Camembert, aux côtés d’autres propositions de cinéma francophone.
Une sélection qui rappelle que le cinéma populaire n’a rien d’un genre mineur. Derrière les histoires qui nous rassemblent se dessinent des regards sur l’époque, des trajectoires intimes et des sujets de société qui continuent de résonner une fois les lumières rallumées.
Des avant-premières pour prolonger la découverte
Mais un festival ne se résume pas à une sélection de films. Il y a aussi ce qui se passe autour des projections : les questions qui restent en tête, les discussions qui se prolongent et les rencontres qui donnent à avoir une autre lecture d’une œuvre.

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À Brides-les-Bains, les avant-premières occupent justement une place de choix. Elles permettent au public de découvrir des films avant leur arrivée plus large en salles, dans un cadre qui favorise la proximité avec les équipes. Réalisateurs, acteurs et autres professionnels du cinéma sont invités à accompagner certaines séances, pour partager leur expérience et revenir sur les coulisses de leur travail.
C’est cette dimension humaine qui donne au rendez-vous sa singularité ; le cinéma ne se contente pas de défiler sur un écran ; il devient prétexte à la conversation, à la curiosité et à la découverte d’autres sensibilités.
Une autre idée du festival de cinéma
À Brides-les-Bains, l’expérience se joue aussi hors de la salle. Son décor montagnard tranche avec les adresses habituellement associées aux grands rendez-vous du septième art. La station thermale offre un cadre plus intimiste, dans lequel les projections s’inscrivent dans un rythme différent, entre vie locale et escapade alpine.

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Cette rencontre entre culture et destination n’a rien d’anecdotique. Elle permet de faire découvrir le cinéma francophone à un public qui ne se rend pas nécessairement dans les grands festivals, tout en donnant une nouvelle visibilité aux œuvres sélectionnées à Angoulême. Une façon de rappeler que la vie d’un film ne s’arrête pas à la remise d’un prix ou à sa sortie en salles.
Avec cette édition 2026, Brides-les-Bains confirme ainsi son attachement à un cinéma accessible, vivant et ouvert à la rencontre. Une parenthèse culturelle à la montagne, où l’on vient autant pour découvrir des histoires que pour prendre le temps de les partager.



