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Le dermatologue François Michel recommande 4 séances par semaine de masques LED pendant 2 mois, puis une pause

Le dermatologue François Michel recommande 4 séances par semaine de masques LED pendant 2 mois, puis une pause

Les masques led ont quitté les cabinets dermatologiques pour s’installer dans les salles de bains les plus averties. Ce glissement, spectaculaire en moins de dix ans, ne relève pas du simple effet de mode : des experts de renom l’attestent, chiffres et études à l’appui.

Ce que la science dit vraiment des masques led

Le principe repose sur la luminothérapie, une technique déjà bien documentée en dermatologie. Des lumières de basse énergie pénètrent les couches successives de la peau pour stimuler les mitochondries cellulaires et relancer la régénération des tissus.

Le dermatologue François Michel, qui a collaboré à la conception du masque LED myBlend, souligne un avantage décisif de ces appareils. « Une technique sans risque de brûlure, moins invasive et qui a fait tout de suite des adeptes », précise-t-il, ajoutant que des études ont démontré qu’une crème appliquée avant ou après une séance de lumière gagne en efficacité.

Ce bénéfice cumulatif transforme concrètement la façon d’envisager sa routine de soin. Un sérum hydratant léger peut accompagner la séance, mais les crèmes riches freinent la pénétration lumineuse dans l’épiderme.

Le cabinet Accenture, dans une étude publiée en 2023, estime que le marché de la beauty tech progressera de 31,6 % d’ici 2030. Ce chiffre donne la mesure de l’appétit croissant pour ces outils high-tech.

Quelle couleur de lumière pour quel résultat

Carole Amar, fondatrice de Nooance, rappelle que chaque couleur correspond à une longueur d’onde précise, avec une profondeur de pénétration différente. Ce n’est donc pas une décision esthétique mais une décision thérapeutique.

La lumière bleue reste en surface pour neutraliser les bactéries responsables de l’acné. La lumière rouge plonge jusqu’au derme profond pour stimuler la production de collagène et d’élastine, améliorant ainsi la fermeté et la texture cutanée.

La lumière infrarouge va encore plus loin, atteignant l’hypoderme pour accélérer la cicatrisation et la régénération cellulaire. Enfin, la lumière jaune cible spécifiquement les teints ternes en leur restituant de l’éclat.

Mélodie Barbier, responsable des formations facialistes chez Seasonly, insiste sur l’intérêt particulier des masques led en hiver. « L’utilisation d’un masque LED en hiver permettra de cibler davantage l’éclat du teint et la déshydratation de la peau », conclut-elle. La lumière rouge rouge compense également la dégradation du collagène accélérée par l’exposition hivernale aux UV.

Comment intégrer les masques led dans une routine efficace

François Michel déconseille une utilisation quotidienne intensive. « Il faut savoir solliciter raisonnablement la peau sous peine de saturer ses capacités de réparation », avertit-il, recommandant plutôt quatre séances par semaine pendant deux mois, suivies d’une pause.

Il précise par ailleurs que la couleur de peau influe sur la durée des séances. Les peaux plus foncées nécessitent des séances légèrement allongées, car la lumière y pénètre différemment.

Emily Buckwell, Global Head of Communications de CurrentBody, confirme qu’il est inutile d’appliquer une crème avant la séance. Le maquillage, lui aussi, doit être retiré au préalable. Les soins aux acides exfoliants ou au rétinol ne sont pas contre-indiqués, mais ils ne doivent pas précéder directement la séance de lumière.

  • Privilégier un masque en silicone de grade médical, souple ou semi-rigide, pour un contact optimal avec toutes les zones du visage
  • Vérifier que la découpe du nez est suffisamment haute pour éviter toute gêne pendant la séance
  • S’assurer que le masque couvre le contour des yeux, le contour de la bouche, la mâchoire et les zones près des oreilles
  • Ne jamais appliquer de texture riche juste avant la séance, au risque de bloquer la pénétration lumineuse
  • Nettoyer l’appareil après chaque utilisation avec de l’eau ou un produit doux, et avec des lingettes alcoolisées en cas d’utilisation partagée

Les masques led qui ont réellement fait leurs preuves

Parmi les références les plus solides du marché, le masque LED Série 2 de CurrentBody Skin se distingue par ses 236 ampoules et l’ajout d’une troisième longueur d’onde, le proche infrarouge profond, capable d’atteindre des couches cutanées plus profondes que le rétinol. Des études cliniques associées à ce modèle rapportent une réduction des rides de 35 % en quatre semaines. Depuis son lancement en 2018, 700 000 exemplaires ont trouvé preneur dans le monde.

Le TheraFace Mask de Therabody ajoute une dimension supplémentaire grâce à ses 648 points lumineux combinés à un système de vibration massante. D’après les études de la marque, 96 % des utilisatrices ont constaté une peau plus lisse après huit semaines d’utilisation quotidienne, et 93 % ont noté une fermeté accrue.

Du côté de Nooance, le masque Elite X600 intègre 300 LED double cœur orientées en 3D pour toucher les zones habituellement difficiles d’accès, comme la jawline ou les ailes du nez. Carole Amar a conçu cette structure pour optimiser l’angle des faisceaux sur l’ensemble du visage.

Pour tester un masque led avant d’investir, deux adresses parisiennes permettent de s’y essayer. Au 48 Collagen Café, sur la rive droite, deux masques OVE de Lucibel sont proposés en libre service. Au Dior Spa Cheval Blanc, le même masque OVE, revisité par le designer Olivier Lapidus, accompagne les soins du spa dans un cadre résolument haut de gamme.