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Le charme éternel du Prieuré-Baumanière

Le Prieuré-Baumanière : les derniers beaux jours d’une parenthèse provençale

À Villeneuve-lès-Avignon, les beaux jours jouent les prolongations. Dans le calme d’un ancien jardin de curé, derrière les murs de la cité médiévale, le Prieuré-Baumanière offre encore, jusqu’à la fin octobre, quelques semaines pour profiter de cette adresse emblématique de la Provence.

Ici, le temps semble ralentir. Les glycines courent le long des treilles, les feuillages apportent leur ombre aux heures les plus chaudes et, autour de la piscine, l’été refuse encore de tirer sa révérence. À seulement cinq minutes d’Avignon, le Prieuré cultive cette sensation rare d’être ailleurs, loin de l’agitation.

Une maison chargée d’histoire

L’histoire commence en 1943, lorsque la famille Mille crée cette maison devenue, au fil des décennies, une référence de l’hôtellerie provençale. Depuis 1959, le Prieuré est membre de Relais & Châteaux.

Aujourd’hui classé cinq étoiles, l’établissement compte 36 chambres et suites réparties dans trois bâtisses : le Prieuré, le Chapitre et l’Atrium.

La maison principale, le Prieuré, accueille dix chambres, trois junior suites et deux suites. Le décor y joue la carte d’une élégance discrète : mobilier contemporain et pièces anciennes se répondent sans jamais effacer l’âme du lieu.

Attenant à la bâtisse principale, le Chapitre a conservé davantage encore le charme de l’ancien, avec cinq chambres et une junior suite.

Plus contemporain, l’Atrium, construit en 1972, rassemble neuf chambres, quatre junior suites et deux suites. Toutes profitent d’une vue sur la piscine et de volumes généreux.

Trois atmosphères, donc, mais une même philosophie : faire dialoguer l’histoire du lieu avec un confort contemporain.

Un jardin comme décor

Mais c’est peut-être à l’extérieur que le Prieuré révèle le mieux sa personnalité.

Son jardin de curé est une véritable signature. Entre les murs de la ville médiévale, les plantes, les arbres et les treilles composent un décor presque secret. On y vient chercher la fraîcheur, prendre le temps d’un déjeuner, s’attarder autour de la piscine ou simplement profiter de quelques heures sans programme.

En cette fin d’été, la lumière provençale fait le reste.

Le Prieuré se vit alors comme une parenthèse : celle d’un déjeuner qui s’étire, d’une baignade entre deux rendez-vous, d’un verre à l’ombre et de ces soirées où l’on profite encore de la douceur des températures.

Dans les cuisines de Christophe

Et puis il y a la table.

À la tête des cuisines du Prieuré-Baumanière depuis mai 2023, le chef Christophe y poursuit une cuisine personnelle, précise et résolument contemporaine.

Originaire de Savoie et ayant grandi à Perpignan, il s’installe à Saint-Rémy-de-Provence en 2013. Il dirige alors les cuisines du Hameau des Baux, où il conserve l’étoile Michelin déjà obtenue par la maison. Il poursuit son parcours au Château de Massillan, où il décroche une nouvelle distinction.

Au Prieuré, il ne faudra que six mois pour que son travail soit récompensé : une étoile au Guide Michelin 2024.

À ses côtés, Marylou et Benjamin participent depuis le début à cette aventure. Le trio partage une même exigence et une même envie : faire de chaque assiette un moment de découverte.

« Pour moi, la cuisine est un spectacle, du théâtre, les clients doivent se dire “wahou” ! »

La phrase résume assez bien l’esprit de la cuisine proposée.

Le chef revendique une cuisine « osée, personnelle et très épurée », construite autour de l’acidité, du croquant, de cuissons précises et de jus travaillés. Les associations terre-mer et les contrastes viennent surprendre, sans jamais perdre de vue l’équilibre.

Une cuisine qui cherche moins à impressionner par l’accumulation qu’à provoquer une émotion.

La dernière parenthèse de l’été

Au Prieuré-Baumanière, la fin de saison possède finalement un charme particulier.

Il y a encore la chaleur des journées provençales, la piscine, les jardins, les déjeuners dehors et les soirées douces. Mais l’on sent aussi approcher le moment où la maison refermera ses portes pour quelques mois.

Alors, pourquoi ne pas profiter de cette dernière parenthèse ?

Avant la fin octobre, le Prieuré offre encore cette expérience singulière : dormir dans une maison historique, se perdre quelques heures dans un jardin de curé, déjeuner autour d’une cuisine étoilée et goûter, avant que l’automne ne s’installe définitivement, à cette douceur de vivre qui fait depuis longtemps la réputation de la Provence.

Une dernière échappée avant que le Prieuré ne retrouve son calme hivernal.