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Voyage

Ils s’offrent ce tour du monde de luxe à 68 900 euros dans un avion privatisé

Ils s'offrent ce tour du monde de luxe à 68 900 euros dans un avion privatisé

Vingt et un jours, cinq continents, neuf escales dans des palaces et un avion entièrement privatisé : voilà ce que propose l’agence marseillaise TMR à ceux qui s’offrent un tour du monde de luxe hors du commun. Derrière une vitrine ordinaire, une formule d’exception réservée à une clientèle très sélective.

Des tarifs qui filtrent d’emblée la clientèle

Pour monter à bord de l’A340 affrété par TMR lors de son 51e tour du monde, il faut d’abord accepter la réalité du prix. L’entrée se situe à 21 900 euros par personne, et la catégorie premium grimpe jusqu’à 68 900 euros. Ces chiffres ne sont pas anodins : ils définissent une clientèle composée essentiellement de professions libérales fortunées, de patrons d’entreprise et de personnalités du cinéma ou de la télévision.

L’identité de ces voyageurs reste confidentielle. Seul Claude Lellouch, qui avait filmé les coulisses de la croisière Jazz’en Mer en 2020 avec Monica Bellucci, fait exception à cette discrétion. Pour le reste, TMR protège jalousement l’anonymat de ses clients.

Ce tour du monde de luxe ne se décline qu’en deux formules par an : une croisière sur un paquebot privatisé et le tour du monde en avion affrété. L’offre est donc volontairement rare, ce qui renforce son caractère exclusif.

Un itinéraire construit autour d’escales mythiques

Deux destinations reviennent systématiquement dans chaque édition du tour du monde de luxe proposé par TMR. L’île de Pâques et Tahiti sont, selon Jean-Christophe Martinet, responsable marketing de l’agence, « mythiques et incontournables ». Ces deux escales constituent le socle fixe autour duquel s’articule le reste du programme.

Pour les autres étapes, l’agence fait varier les destinations selon les éditions. La Havane ou Mérida dans le Yucatán au Mexique, Rio de Janeiro ou les chutes d’Iguaçu en Argentine, Singapour ou le Cambodge : les combinaisons changent, mais l’exigence reste constante. Le prochain départ, prévu de novembre à décembre, inclut notamment Samarcande en Ouzbékistan et Rio, en plus des escales fixes à Tahiti et sur l’île de Pâques.

  • Tahiti et l’île de Pâques, escales systématiques à chaque édition
  • Rio de Janeiro et les chutes d’Iguaçu en Argentine, selon les programmes
  • La Havane et Mérida dans le Yucatán, parmi les alternatives possibles
  • Singapour ou le Cambodge, en fonction des rotations
  • Samarcande en Ouzbékistan, au programme du 51e tour du monde

Des expériences pensées au-delà du simple déplacement

Ce qui distingue ce tour du monde de luxe d’un voyage classique, c’est la nature des expériences proposées à chaque escale. La destination n’est qu’un point de départ. À Sydney, l’Opéra est privatisé pour un dîner d’exception. À Angkor, le temple ouvre ses portes pour un repas intimiste accompagné d’un spectacle traditionnel.

Cette logique de privatisation des lieux emblématiques donne aux 180 voyageurs un accès que le tourisme ordinaire ne permet pas. Chaque escale devient ainsi une expérience construite sur mesure, bien au-delà de la simple visite.

L’esprit du voyage, précise l’agence, reste celui des grandes épopées aériennes d’antan. Les tours ne se font plus à bord du Concorde, mais la philosophie demeure : offrir un tour du monde de luxe où chaque étape est travaillée dans ses moindres détails.

Une agence discrète installée à Marseille depuis des décennies

Rien dans la devanture de l’agence TMR, à Marseille, ne trahit la nature de ses prestations. Les affiches de paysages exotiques et les brochures en papier glacé ressemblent à celles de n’importe quelle agence de voyages. Pourtant, derrière cette façade banale se cache une structure qui en est à son 51e tour du monde, ce qui témoigne d’une longévité et d’un savoir-faire construits sur plusieurs décennies.

Ce positionnement discret semble délibéré. La clientèle qui fréquente TMR n’a pas besoin d’enseignes tape-à-l’œil. Elle cherche une offre rare, fiable et confidentielle. En ne proposant que deux voyages par an, l’agence maintient une rareté qui entretient la demande parmi ceux qui peuvent se permettre ce type de tour du monde de luxe.

Pour les 180 passagers qui embarqueront à bord de l’A340 affrété cet automne, le voyage représente bien plus qu’un déplacement : c’est une expérience construite sur la rareté, la privatisation des lieux et l’accès à des destinations que peu de voyageurs voient dans ces conditions.