Un velours vert profond, un tailleur-manteau structuré et une broche héritée de la reine Alexandra, Kate Middleton a rarement composé une apparition aussi chargée de sens. À Windsor, le 20 octobre 2026, la princesse de Galles a transformé un protocole d’État en véritable leçon de style saisonnier.
Un total look vert millimétré pour une occasion historique
La visite du sultan Haitham bin Tarik d’Oman au Royaume-Uni était en soi un événement rare. C’était la première venue d’un souverain omanais sur le sol britannique depuis 44 ans.
Pour accueillir cet hôte au Royal Dais de Windsor, Kate Middleton a choisi un coatdress émeraude Alexander McQueen taillé sur mesure. Les épaules marquées, la taille cintrée et les revers crantés du manteau lui donnaient une présence formelle et affirmée.
Sous le manteau, un haut en dentelle noire à col montant apparaissait discrètement à l’encolure. Ce contraste subtil entre le vert intense et la dentelle sombre ajoutait une profondeur inattendue à la silhouette.
La monochromie se prolongeait par un chapeau Juliette Botterill Millinery et un sac Chanel matelassé dans le même registre de vert. L’ensemble des teintes, du manteau aux accessoires, formait un écho visuel au drapeau omanais — hommage discret et maîtrisé à la délégation reçue.
- Coatdress émeraude Alexander McQueen, taillé sur mesure, épaules marquées
- Haut en dentelle noire à col montant, visible à l’encolure
- Chapeau Juliette Botterill Millinery dans le même vert
- Sac Chanel matelassé assorti
- Boucles d’oreilles Cassandra Goad en pierre de chrome diopside, estimées à environ 5 000 €
La broche de Diana et les bijoux qui racontent une histoire
Sur un revers du manteau, Kate Middleton avait épinglé la broche Queen Alexandra Three Feathers. Cette pièce créée en 1863 pour la future reine Alexandra avait ensuite appartenu à la collection personnelle de Diana.
Porter cet objet lors d’une visite d’État aussi rare relevait d’un choix délibéré. La broche ancrait le moment dans une continuité dynastique forte, reliant trois générations de femmes de la couronne.
Aux oreilles, des boucles Cassandra Goad en pierre de chrome diopside complétaient l’ensemble. Leur valeur estimée — environ 5 000 euros — et leur teinte profondément verte prolongeaient le camaïeu jusqu’aux plus petits détails du look.
Kate Middleton et ses escarpins Manolo Blahnik en velours, un fil rouge d’automne
C’est sans doute la chaussure qui a retenu le plus d’attention ce jour-là. La princesse avait ressorti ses escarpins Manolo Blahnik BB à bout pointu et talon aiguille, réalisés dans un velours vert foncé.
Le modèle BB allonge la jambe par sa coupe épurée. La version velours, par sa surface légèrement mate et chatoyante à la fois, capte la lumière hivernale d’une manière que le cuir nu ne produirait pas.
Ces escarpins ne font pas leur première apparition dans la garde-robe de Kate Middleton. Repérés dès 2021 lors d’un événement au Palace of Holyroodhouse en Écosse, ils avaient ressurgi le 19 novembre 2025 au Royal Variety Performance, associés alors à une longue robe en velours vert Talbot Runhof.
Leur retour à Windsor confirme un usage précis et réfléchi. La princesse les réserve aux grands rendez-vous d’automne-hiver, jamais en version décontractée, toujours en accompagnement de pièces structurées.
D’ailleurs, plusieurs observateurs mode soulignent que le coloris dark green velvet serait désormais discontinué chez Manolo Blahnik. Le modèle BB existe encore dans d’autres teintes, mais cette nuance précise ne serait plus disponible à la vente. Cela transforme cette paire en objet rare, introuvable pour quiconque voudrait la reproduire aujourd’hui.
Une garde-robe durable qui gagne en profondeur
Kate Middleton n’est pas connue pour ses escarpins colorés au quotidien. Elle privilégie habituellement les teintes neutres — beige, nude, noir — pour ses souliers lors des engagements officiels.
Or ces escarpins en velours vert représentent précisément l’exception à cette règle. Leur réapparition régulière, sur au moins trois occasions royales majeures entre 2021 et 2026, montre une logique de garde-robe durable et consciente.
Par ailleurs, chaque réapparition de cette paire s’accompagne d’une pièce forte différente. En 2025, c’était la robe Talbot Runhof. En 2026, c’est le manteau McQueen aux épaules sculptées. La chaussure reste, le contexte évolue.
Cette approche dépasse la simple économie vestimentaire. Elle construit une cohérence saisonnière reconnaissable, où la couleur et la matière deviennent des repères pour ceux qui suivent chacun de ses choix. Le velours vert, en octobre, signale désormais chez la princesse de Galles que l’automne royal a véritablement commencé.




