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Hébergement

Au Byblos de Saint-Tropez, huit suites signées Laura Gonzalez réinventent l’été

Au Byblos de Saint-Tropez, huit suites signées Laura Gonzalez réinventent l'été

À Saint-Tropez, chaque saison apporte son lot de nouveautés discrètes et de rendez-vous incontournables. Cette année encore, le village varois confirme sa capacité à se réinventer, entre hôtels chargés d’histoire, tables généreuses et adresses insolites.

Le Byblos, toujours au cœur de la légende tropézienne

S’il ne fallait retenir qu’un seul hôtel à Saint-Tropez, ce serait bien entendu le Byblos. Né en 1967 comme un village dans le village, imaginé au Liban, d’où son nom , il ne cesse de se réinventer. Ses jeux d’escaliers et de niveaux, sa piscine propice au farniente et ses façades colorées n’ont rien perdu de leur charme. La fête, elle, reste toujours au programme aux Caves du Roy.

Pourtant, le Byblos ne se repose pas sur ses acquis. Discrètement, chaque année, il s’offre une subtile cure de jouvence. Cette saison, ce sont huit suites signatures réinventées par l’architecte Laura Gonzalez qui retiennent l’attention. Elle s’inspire des teintes du village varois pour distiller un luxe aussi confortable que discret.

Ainsi, des éclats de bleu, de corail, de terracotta, des zestes de safran et de vert amande habillent ces suites. Les matières naturelles y occupent une place de choix, et la mer toute proche reste une présence constante.

« La Méditerranée, c’est presque un réflexe. Une mémoire intime. Elle est dans la lumière, dans les contrastes, dans cette manière de vivre plus librement. »

Il Giardino, la table italienne sous la pergola

De plus, le restaurant Il Giardino mérite une attention particulière. Sa cuisine est servie sous une pergola fleurie, dans un cadre qui prolonge naturellement l’esprit méditerranéen du lieu. Des antipasti aux pâtes, à partir de 32 euros, en passant par le coquelet alla diavola à 42 euros et le baba napolitain à 28 euros, la carte est un concentré de Grande Bleue.

Le Byblos se trouve au 20 avenue Paul Signac. Il n’est pas qu’une légende de l’hôtellerie tropézienne : c’est aussi un état d’esprit et une certaine idée de la liberté.

Hébergements et adresses pour composer son séjour

Pour un séjour grand luxe, la bastide des Graniers s’impose. Cette vaste demeure de plus de 500 mètres carrés, datant de 1810, a accueilli les peintres Paul Signac et Henri Matisse. La place des Lices est à seulement 500 mètres. Un chef à domicile peut aussi être prévu pour un dîner au bord de la piscine.

En revanche, pour un morceau d’histoire, le palais Pan Dei offre une tout autre atmosphère. Ancienne résidence de la princesse indienne Bannu Pan Deï, épouse d’un général napoléonien, ce palais secret au cœur du village date de 1835. Le groupe Les Airelles en cultive soigneusement l’âme. La suite sous les toits, à l’esprit de bateau voguant dans le ciel tropézien, mérite d’être réservée en priorité.

Pour les amateurs de bien-être matinal, l’hôtel La Ponche propose dès 7 h 30 des sessions de yoga et de Pilates sur son ponton privé. L’espace wellness offre aussi des soins exclusifs PERS. À noter aussi : le roman Ma Gloire, de Florent Oiseau (Gallimard), couronné du prix La Ponche 2026, est à glisser dans ses bagages.

  • Le Byblos : 8 suites signatures réinventées par Laura Gonzalez, 20 avenue Paul Signac
  • La bastide des Graniers : demeure de 1810, accès à pied à la plage privée des Graniers
  • Le palais Pan Dei : palais secret de 1835, 52 rue Gambetta, géré par Les Airelles
  • L’hôtel La Ponche : yoga dès 7 h 30 sur ponton privé, 2 rue des Remparts
  • Le domaine La Bougie : villa pouvant accueillir 24 voyageurs dans 12 chambres, avec services The Collectionist

Art, mode et saveurs : les autres rendez-vous de la saison

La foire Saint-Tropez Fine Arts réunit des œuvres de Robert Combas, Niki de Saint Phalle, César, Murakami ou encore Bernar Venet. Un clin d’œil à Brigitte Bardot, signé du pochoiriste Jef Aérosol, figure parmi les temps forts. La foire se tient au 16 boulevard Vasserot.

Pour les gourmets, Le Petit Célestin prend ses quartiers d’été sur le rooftop de l’hôtel Kube. La cuisine du chef Jaïs, les poissons ultra frais et une carte des vins riche d’une centaine de références composent une adresse détendue au 319 route du Littoral, à Gassin.

Aussi, Barbarac reste une institution depuis son ouverture en 1988. Ses sorbets précisément dosés et ses crèmes glacées maison, disponibles en cornet, en pot ou à commander en ligne, font de cette adresse un passage obligé. À savoir : Barbarac signifie glace en arménien. L’adresse est au 2 rue du Général Allard.

Polo, fleurs et chapeaux : Saint-Tropez côté inattendu

Le Polo Club de Saint-Tropez déploie sa saison aux haras de Gassin, jusqu’à la Longine League of Nations en septembre. Le cadre est splendide, avec jusqu’à cinquante équipes et plus de six cents chevaux. C’est une facette de la presqu’île aussi méconnue que fascinante, à découvrir au 1999 route du Bourrian, à Gassin.

Par ailleurs, Maison Michel, chapelier parisien qui fête ses 90 ans cette année, s’invite au 18 rue Gambetta. Trois modèles spécialement conçus pour cette saison, en paille cousue ou tressée, dans des tons beige, noir et marron, protègent avec style des rayons du soleil.

Enfin, Debeaulieu, studio floral préféré de la mode, s’installe sur le port. Ses bouquets sur mesure ou sur abonnement, ainsi que ses pièces de décoration choisies, créent une ambiance arty à 360 degrés. Un passage le lendemain d’un dîner, pour remercier ses hôtes, s’impose naturellement. L’adresse est place Raphaël Garezzio.