Lacoste a transformé le court Philippe-Chatrier en quelque chose de radicalement différent ce dimanche 4 octobre 2026. La griffe au crocodile a présenté sa collection printemps-été 2027 sur la terre battue de Roland-Garros, devant un parterre de célébrités venues depuis le centre de Paris jusqu’à la porte d’Auteuil.
La terre battue comme podium, un choix qui change tout
Imaginez un court de tennis nu, puis ocre, puis soudain habité par des silhouettes fluides et presque aériennes. Lacoste a fait exactement cela en installant d’immenses reliefs ocre tout autour du court, plongeant les invités dans un décor total qui effaçait la frontière entre sport et mode.
La scénographie ne se limitait pas au sol rougeâtre caractéristique de Roland-Garros. Par cette immersion, la marque invitait chaque spectateur à ressentir physiquement le terrain plutôt qu’à observer un podium surélevé et distant.
Cette décision de lieu n’était pas seulement esthétique. Elle prolongeait le propos de la directrice artistique Pelagia Kolotouros, styliste grecque qui a choisi d’orienter toute la collection autour d’un dress code intitulé No white required.
Ce principe cassait directement le protocole vestimentaire traditionnel du tennis, qui favorise historiquement le blanc. Par conséquent, les 49 silhouettes défilées ce matin tranchaient franchement avec les conventions du sport.
Pelagia Kolotouros et la liberté comme fil directeur chez Lacoste
La styliste a placé cette collection sous deux mots d’ordre précis : légèreté et liberté. Ces deux notions se traduisaient directement dans la coupe des vêtements, décrits comme fluides et presque aériens face à la densité colorée de la terre battue.
Or cette légèreté ne concernait pas que les silhouettes sur le podium. Lacoste a également renoncé à imposer une consigne vestimentaire aux invités du front row, afin que chacun exprime son propre rapport au style sans contrainte.
Lacoste au front row : comment les célébrités ont joué le jeu
Trois figures françaises occupaient les premières places : Adèle Exarchopoulos, Camille Cottin et Pierre Niney. Chacun a interprété à sa façon la liberté stylistique revendiquée par la marque ce matin-là.
Pierre Niney, ambassadeur de la marque depuis 2024, portait une veste en daim camel associée à un pantalon à pinces kaki et un t-shirt blanc assorti à ses baskets. Cet ensemble incarnait sans effet la promesse chic-décontractée que la griffe au crocodile défend depuis son repositionnement.
Adèle Exarchopoulos a misé sur un contraste saisissant. Elle a associé un trench en denim de taille XXL à un jean taille basse, puis achevé le look avec des escarpins rouge carmin à bouts pointus, créant une tension entre la désinvolture du denim et la précision de la chaussure.
Camille Cottin, de son côté, a poussé plus loin le dialogue masculin-féminin. Sa mini-jupe en jean plissée – clin d’œil assumé à la jupe des tenniswomen – côtoyait un blouson à col camionneur porté sur une chemise blanche, avec une cravate en guise de ponctuation.
Des stars internationales au cœur de l’événement
Au-delà du trio français, la maison avait réuni un parterre international autour du court Philippe-Chatrier. Uma Thurman, Adrien Brody et Venus Williams figuraient notamment parmi les invités de ce dimanche matin.
Venus Williams apportait une dimension particulière à ce rassemblement. Son statut de légende du tennis donnait une résonance concrète au choix de Roland-Garros comme décor, car sa présence rappelait que le lieu avait d’abord une histoire sportive avant d’accueillir la mode.
- Antonio Cipriano, révélé par la série Off Campus, portait un ensemble monochrome kaki avec polo Lacoste et pantalon cargo
- Adrien Brody, figure du cinéma américain, complétait le front row international
- Uma Thurman et Venus Williams représentaient deux mondes – cinéma et tennis – que la marque cherche précisément à réunir
- Les lunettes de soleil ont constitué l’accessoire le plus visible du rang d’honneur ce matin
L’acteur Antonio Cipriano a attiré les regards avec sa tenue entièrement kaki. Ce choix monochrome, ancré dans le vestiaire casual, illustrait concrètement ce que le dress code No white required permettait d’exprimer.
Ce que Roland-Garros apporte à Lacoste au-delà du spectacle
Choisir le court Philippe-Chatrier plutôt qu’un espace neutre n’est pas un geste anodin pour cette griffe née du tennis. Lacoste a été fondée par René Lacoste, joueur de tennis, et le retour sur la terre battue la plus célèbre du monde ancre cette histoire dans le présent.
La collection printemps-été 2027 pose ainsi une question stylistique précise. Si la griffe brise le code du blanc dans un lieu où ce code a toujours régné, elle affirme que le vêtement de sport peut désormais s’affranchir de ses propres règles sans renier ses origines.
Ce matin du 4 octobre 2026, le rouge de la terre battue et le camel, le kaki, le denim des tenues portées au front row ont coexisté sans friction. C’est peut-être là la démonstration la plus claire de ce que Pelagia Kolotouros cherchait à prouver avec ses 49 silhouettes.




